Cameroun – Budget 2019: près d’un milliard de FCFA pour la commune de Bafoussam 1er


18.11.2018 86 0

Pendant 48 heures, dans la salle des conférences de la commune de Bafoussam 1er, s’est tenue la double session ordinaire du conseil municipal.

L’élite De Cette Région Septentrionale A En Quelque Sorte Dressé La Liste Des Problèmes Qui Minent Leur Zone. Pour Elle, étant Donné Que L’élection Présidentielle Est Passée, Le Président élu à L’occurrence Paul Biya, Doit Pouvoir Poser Des Actes Concrets Qui Vont Contribuer à Améliorer Le Bien-être Des Populations De Sa Région Et Qui «détermineront à Court Terme La Situation Politique De La Région Avec Les élections Législatives, Municipales Et Régionales».

Dans Ce Mémorandum, Le Cercle De Réflexion Des Elites De L’Adamaoua (Crea) Cite L’insécurité Comme Un Problème à Classer Comme Particulièrement Grave. Et Dans Une Argumentation Marquée Par Des Cas Qui Ont Eu Lieu Dans La Région Septentrionale, Les élites Le Démontrent. «En Effet, Depuis L’année 2013, La Région De L’Adamaoua Est En Proie Au Phénomène De Prise D’otages Et De Vol De Bétail, En Raison De Sa Position Géographique Unique, Frontalière Avec Trois Pays En Crise (République Centrafricaine, Nigéria Et Tchad)», écrit, Rappelle-t-elle.

«Des Bandits Armés, Sillonnant En Toute Liberté Les Zones Rurales, Commettent Des Exactions D’une Brutalité Inouïe. Des éleveurs Et Des Agriculteurs Ou Leurs Proches Sont Kidnappés Et Leur Libération Est Subordonnée Au Paiement Des Rançons. Les Cas Suivants Illustrent Cette Nouvelle Forme De Banditisme Rural: • Le 14 Mars 2017, LAWAN BAKARY, ALHADJI OUMAROU Et ALHADJI BAKARI Sont Enlevés Dans Le Village Dit SALTAKA Dans L’arrondissement De NGANHA ; Trente Millions (30.000.000) FCFA Ont été Versés Aux Ravisseurs Pour Obtenir Leur Libération», Raconte-t-elle.

Pour L’élite Il Faut Absolument Résoudre Ce Problème D’insécurité Car S’il Rien N’est Fait, Il Risque De Perturber Le Reste Du Pays. «Comment Peut-on Imaginer Que Dans Les Localités De Martap, Nganha, Belel, Mbé, Dir, Ngaoui, Minim, Doualayel, Garbaya Etc… épicentres De La Grande Criminalité Rurale, Les Maigres Effectifs En Détachement Ne Disposent Pas De Véhicules D’intervention Alors Que Dans Les Grands Centres Urbains, Des Hauts Gradés De L’armée Et De La Police Se Baladent Dans Des 4×4 Rutilants Hors De Prix, Sans Que Ces Véhicules Ne Servent à La Sécurité De Leurs Concitoyens. Monsieur Le Président De La République, L’insécurité Dans L’Adamaoua, Perpétrée Par Les Preneurs D’otage Est Susceptible De Déstabiliser Tout Le Pays», Peut-on Lire Dans Le Document.

Et Dans La Même Correspondance, Les élites Notent Qu’en Prononçant Son Discours D’investiture, Le Chef De L’Etat N’a Pas Mentionné Ce Problème D’insécurité. D’après Le Crea Cela Pourrait S’expliquer Par Le Fait Que Les Autorités Locales Ne Le Lui Aient Pas Rapporté La Situation Qui A Cours Dans L’Adamaoua Et Qui Pourrait Contribuer à Mettre Les Jeunes Au Chômage.


Lebledparle.com, Romain NONO


Source :Autres

Au Terme De Celle-ci, 53 Des 60 Conseillers Municipaux Présents Ont Voté Et Adopté Le Budget De 2019 De La Commune D’arrondissement De Bafoussam 1er. Ce Budget Est De Neuf Cent Soixante-douze Millions Quatre Mille Cent Francs CFA (972 4100 000 Fcfa). Un Budget Qui, D’après Les Conseillers Municipaux, Est équilibré En Recette Et En Dépense.

Pendant Ce Conseil Municipal, Certains Conseillers Municipaux Ont Soulevés Des Problèmes Auxquels Le Maire De La Commune De Bafoussam 1erDr Hilaire FOKA FOKA A Apporté Des Réponses. Il Est également A Signalé Que Ce Conseil Municipal A Démarré Avec Un Gros Retard Ce Qui A Mis En Colère Plusieurs Conseillers.

Le Préfet De La MIFI, Mr CHAIBOU, Qui Présidait Les Travaux, A Tenue à Apporter Des Précisions à Ce Sujet:«je Commencerais D’abord Par Présenté Mes Excuses Aux Conseillers. Je Suis Tout Sauf Peut-être Mal Poli Ou Mal élevé Pour Pourvoir Faire Attendre Les Conseillers. Mais Ce Que Les Conseillers Doivent Savoir Tout En Leur Présentant Mes Excuses, Je Crois Qu’au Niveau Des Programmes C’était 11 Heures 30 Mais Je N’ai Pas Pu Sortir De Mon Bureau. Ceux Qui étaient Dans Mon Bureau Peuvent Savoir Le Préfet N’a Pas Que Le Conseil Municipal Le Préfet C’est Toute La République. Pendant Que Vous êtes Là Il Y A D’autres Qui Ont Des Problèmes Plus Urgent Et Chaque Fois Que Je Veux Sortir Je Trouve Qu’il Y A Un Problème Urgent Il Faut Le Résoudre. Je Crois Que Nous Sommes Des Humains Il Faut Relativiser Certaines Choses», A Déclaré Le Préfet CHAIBOU.

Concernant Les Travaux Du Conseil Municipal, Voici Les Propos Du Préfet De La MIFI:«je Tiens à Vous Rappeler Que Je Ne Suis Pas Un Arbitre Je Pense Que Je Suis Le Défenseur Républicain. Je Suis Peut-être Un Régulateur En Tant Que Tutelle. Ça Veut Dire Que S’il Y A Un Problème De Texte, Je Peux Dire Non Voici Ce Que Les Textes Disent Encore Que Même Là On Peut Me Contredire».

Le Maire De La Commune De L’arrondissement De Bafoussam 1ers’est Dit Heureux à La Fin Des Travaux:«au Terme D’un Conseil Comme Celui-ci, Le Budget Adopté à Une Forte Majorité Comme Vous Avez Pu Le Constater. Je Suis Un Homme Satisfait Aujourd’hui. Je Remercie Tous Mes Proches Collaborateurs Avec Qui On A Monté Ce Projet, Je Remercie Les Conseillers Municipaux Qui Ont Apportés Leurs Contributions à L’élaboration De Ce Budget Qui Est Fortement Adopté Aujourd’hui…. 2019 Les Priorités, Nous Avons Mis L’accent Sur La Jeunesse. Vous Avez Suivi Le Discours Du Chef De L’état Qui A Déclaré Que L’accent Sera Mis Sur La Jeunesse. Il Y A également Le Sport. Nous Avons Revu à La Hausse Les Subventions Aux Associations Sportive».

Le Budget Adopté, Reste Plus Que La Mise En œuvre.

ParSerge Iyelleà Bafoussam | Actucameroun.com


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