l’élite de l’Adamaoua à Paul Biya: «le temps des promesses électorales est révolu. Place maintenant aux actions concrètes»


18.11.2018 77 0

Les élites de la région de l’Adamaoua ont rédigé un mémorandum à l’attention de Paul Biya.

L’élite De Cette Région Septentrionale A En Quelque Sorte Dressé La Liste Des Problèmes Qui Minent Leur Zone. Pour Elle, étant Donné Que L’élection Présidentielle Est Passée, Le Président élu à L’occurrence Paul Biya, Doit Pouvoir Poser Des Actes Concrets Qui Vont Contribuer à Améliorer Le Bien-être Des Populations De Sa Région Et Qui «détermineront à Court Terme La Situation Politique De La Région Avec Les élections Législatives, Municipales Et Régionales».

Dans Ce Mémorandum, Le Cercle De Réflexion Des Elites De L’Adamaoua (Crea) Cite L’insécurité Comme Un Problème à Classer Comme Particulièrement Grave. Et Dans Une Argumentation Marquée Par Des Cas Qui Ont Eu Lieu Dans La Région Septentrionale, Les élites Le Démontrent. «En Effet, Depuis L’année 2013, La Région De L’Adamaoua Est En Proie Au Phénomène De Prise D’otages Et De Vol De Bétail, En Raison De Sa Position Géographique Unique, Frontalière Avec Trois Pays En Crise (République Centrafricaine, Nigéria Et Tchad)», écrit, Rappelle-t-elle.

«Des Bandits Armés, Sillonnant En Toute Liberté Les Zones Rurales, Commettent Des Exactions D’une Brutalité Inouïe. Des éleveurs Et Des Agriculteurs Ou Leurs Proches Sont Kidnappés Et Leur Libération Est Subordonnée Au Paiement Des Rançons. Les Cas Suivants Illustrent Cette Nouvelle Forme De Banditisme Rural: • Le 14 Mars 2017, LAWAN BAKARY, ALHADJI OUMAROU Et ALHADJI BAKARI Sont Enlevés Dans Le Village Dit SALTAKA Dans L’arrondissement De NGANHA ; Trente Millions (30.000.000) FCFA Ont été Versés Aux Ravisseurs Pour Obtenir Leur Libération», Raconte-t-elle.

Pour L’élite Il Faut Absolument Résoudre Ce Problème D’insécurité Car S’il Rien N’est Fait, Il Risque De Perturber Le Reste Du Pays. «Comment Peut-on Imaginer Que Dans Les Localités De Martap, Nganha, Belel, Mbé, Dir, Ngaoui, Minim, Doualayel, Garbaya Etc… épicentres De La Grande Criminalité Rurale, Les Maigres Effectifs En Détachement Ne Disposent Pas De Véhicules D’intervention Alors Que Dans Les Grands Centres Urbains, Des Hauts Gradés De L’armée Et De La Police Se Baladent Dans Des 4×4 Rutilants Hors De Prix, Sans Que Ces Véhicules Ne Servent à La Sécurité De Leurs Concitoyens. Monsieur Le Président De La République, L’insécurité Dans L’Adamaoua, Perpétrée Par Les Preneurs D’otage Est Susceptible De Déstabiliser Tout Le Pays», Peut-on Lire Dans Le Document.

Et Dans La Même Correspondance, Les élites Notent Qu’en Prononçant Son Discours D’investiture, Le Chef De L’Etat N’a Pas Mentionné Ce Problème D’insécurité. D’après Le Crea Cela Pourrait S’expliquer Par Le Fait Que Les Autorités Locales Ne Le Lui Aient Pas Rapporté La Situation Qui A Cours Dans L’Adamaoua Et Qui Pourrait Contribuer à Mettre Les Jeunes Au Chômage.


Lebledparle.com, Romain NONO


Source :Autres

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