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L’HEURE DES MUTATIONS : BABADJOU SERA-T-IL PRESENT AU RENDEZ-VOUS DE 2035 ?





  • Posté par Lontchi
  • 2509
  • 28.08.2014 : 14.02.52
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Au moment où le chef de l’Etat camerounais introduit une nouvelle dynamique et engage des grandes réalisations afin de faire du Cameroun un pays émergent à l’horizon 2035, cela suscite le réveil et la mobilisation de chaque communautés qui devraient déployer moyens et stratégies



Au moment où le chef de l’Etat camerounais introduit une nouvelle dynamique et engage des grandes réalisations afin de faire du Cameroun un pays émergent à l’horizon 2035, cela suscite le réveil et la mobilisation de chaque communautés qui devraient déployer moyens et stratégies, afin que cette échéance soit effective pour tous et qu’aucune localité du Cameroun ne soit à la traine. Avec la cerise sur le gâteau, la décentralisation vient déjà donner beaucoup plus de responsabilité aux collectivités locales décentralisées dans le but assurer l’application locale effective des décisions et  réflexions menées sur le plan global.

Dans cet ordre d’idées, la rédaction de Ntang La’ s’évertue donc à examiner, diagnostiquer les problèmes et évaluer les chances dont dispose Babadjou  pour ne pas être abandonné par le train de l’émergence. Puisqu’il est question de développement il faut souligner que chacun à son niveau est acteur et que c’est en collaboration, avec la communion des efforts et la reconnaissance, mieux le respect des engagements que ce processus peut être bien mené. Bien que n’étant pas un cas isolé, Babadjou a cette particularité d’être un village - arrondissement. Compte tenu du fait que le législateur camerounais place l’autorité administrative au-dessus de l’autorité traditionnelle, notre réflexion sera beaucoup plus centrée sur l’action de la mairie sans toutefois ignorer les autres composantes de la société.

Le maire, président de l’exécutif communal, exécute ou ordonne l’exécution des projets à lui proposées par les conseillers municipaux. Le chef du village, première autorité traditionnelle, peut user de son aura populaire pour transmettre à la population les directives des autorités administratives et d’en mesurer l’exécution. Il doit en outre concourir, sous la direction de ces autorités, au maintien de l’ordre public et au développement social, économique et culturel dans son unité de commandement.

Le député, élu de la localité à l’Assemblée Nationale, est un acteur incontournable dans ce processus, car en tant que tel, il est en outre chargé de porter les projets de la localité auprès des institutions compétentes. L’élite, qu’elle soit politique, économique ou intellectuelle, doit mettre à contribution tout ce qui est de son ressort pour assurer la bonne conduite et l’effectivité des projets initiés.

Le développement est un processus assez large et complexe ; ses acteurs sont d’ailleurs multiples. Au delà de ceux que nous avons susmentionnés, les populations, les partenaires extérieurs et les organismes étatiques et internationaux spécialisés contribuent également au processus.ils est tout simplement du devoir de tout un chacun de définir sa mission et la remplir. Depuis l’érection de Babadjou en arrondissement en 1992 et en collectivité locale, son navire semble patauger dans l’abyssale du sous-développement. Pourtant, un regard promeneur  nous frappe d’un paradoxe : les ressources naturelles sont inestimables, le convoi d’élites est autant diversifié que nombreux. La crème intellectuelle est ubiquiste. On se demande alors pourquoi le démon du sous-développement ne cesse de déambuler aux trousses d’une localité aussi riche. Qu’est ce qui empêcherait vraiment Babadjou de décoller ?

 1-ESSAI  EVALUATIF ET PATHOLOGIQUE DU PROCESSUS DE DEVELOPPEMENT A BABADJOU

L’effet cumulatif des potentialités et des faiblesses du développement de Babadjou suscite a priori un sérieux doute sur les chances d’un réel décollage. Notre diagnostic sur le fonctionnement des institutions locales, l’état actuel des infrastructures socioéconomiques et sécuritaires donne l’impression que notre arrondissement reste une brousse à faucher.

-          Les besoins sociaux élémentaires : l’eau et l’électricité à Babadjou, on vit dans le noir et de soif.

 Quelques statistiques fournies par le plan de développement communal de Babadjou (PDC) dans les domaines d’électrification et d’approvisionnement en eau sont alarmantes. 14% seulement de la population bénéficient d’adduction d’eau, soit six quartiers sur 24 unités recensées. Les structures d’adduction d’eau très anciennes (SATA et SCANWATER) sont vétustes et presque non fonctionnelles. Les forages sont rares et mal entretenus. Cette situation amène les villageois à se retourner vers les aux de rivières et marigots à régime saisonnier qui exposent les populations aux maladies hydriques.

Babadjou est à 20% électrifié et ce pourcentage reste l’apanage des grands carrefours. Le réseau d’alimentation domestique est encore très faible soit moins de 7%. Même si quelques efforts sont fournis dans ce secteur, ils sont loin de combler les déficits. Actuellement les quartiers Kaza-Touga, Bamekwe-Bameto’o, Ngagong-TOPELOU, sortent petit à petit du noir grâce au financement du FEICOM. Bamelo, Ntong, Djibouti se préparent à réceptionner leurs installations moyen tension financé par la commune, la population (15%) et le PNDP.

Même les quartiers déjà alimentés font face au problème de baisse de tension et de coupures intempestibles dus à la faible puissance de l’énergie fournie. Le matériel aussi est un grand problème si on pense aux « toiles d’araignée » qui jonchent les domiciles desservis.

 SECTEUR DES TRANSPORTS : POURQUOI LA ROUTE PASSEMAIS LE DEVELOPPEMENT NE SUIT PAS ?

 Le regime routier est assez dense. Babadjou est traversé par 20 km de la NATIONALE N 6. Il a également 215 km de routes en terre battue. Ce réseau enclavé est tout de même prolongé jusqu’aux alentours du monts Bamboutos où les bas fonds sont de plus en plus exploités par les agriculteurs. Quelques tronçons ont reçu cette année un coup de galion de reprofillage   et d’aménagement : De Touo jusqu'à TCHOU, MEJUI jusqu'à TOUSSONGLE,  de TOUO jusqu'à FIDO en passant par BAMEPA’A. En  saison pluvieuse, les routes sont impraticables. Les taxis brousses pick-up et la moto sont les moyens de transport les plus utilisés. Le triste constat qui se dégage dans la ce secteur est que les routes sont dépourvues de caniveaux. Les eaux de pluies ruissellent sur la route tout en la dégradant. Le plus souvent le doigt accusateur est pointé sur les autorités à qui on demande de canaliser les eaux, pourtant le tort revient  aux cultivateurs qui exploitent les terres jusqu’au millimètre près de le route sans se soucier de l’état de cette dernière en saison pluvieuse. Aussi les travaux d’entretien jadis organisés par les populations qui permettaient de remettre ces routes à jour ont de nos jours disparus à Babadjou, sauf si ce n’est à des échéances bien calculées.

 Le secteur éducatif présente une santé apparente

 Enseignement maternel autrefois peu connu commence à faire pignon sur rue. On compte de nos jours quatre écoles maternelles dans l’arrondissement, un chiffre encore très déficitaire mais indicatif. L’école primaire compte pour elle 31 établissements. Ici, l’infrastructure est encore déficitaire et précaire : on trouve des salles de classe en paille. Il est rare de trouver des écoles dotées de latrines modernes, d’adduction d’eau. Au courant de l’année 2011, une part importante du budget de la commune a été consacrée au secteur éducatif soit environ…. Lorsqu’on regarde le rythme d’ouverture des l’établissement secondaires, la tendance est quelques peu satisfaisante. On est passé de trois établissements secondaires en 2001 à sept en 2012 : le lycée bilingue de Babadjou, institution mère voit satteliter autour d’elle le lycée bilingue de ZAAVION, le lycée de Bamendjingha, le CES de Bachua. L’enseignement technique est coiffé par le jeune CETIC de Bamelo qui a commencé à faire les lauréats au CAP depuis 2010. On y pense déjà à un Lycée technique. Mais l’état de santé que présente le secteur éducatif n’est qu’une apparence. Ce secteur souffre encore d’un sérieux problème de personnel. A ZAAVION par exemple, bien qu’étant un lycée bilingue, la section anglophone n’a pas ouvert ses portes jusqu’ici par manque d’enseignant. Le lycée mère a pratiquement passé l’année 2010-2011 sans professeur de philosophie,  une matière déterminante pour le Baccalauréat en terminale. Et si personnel il y avait, il n y a pas des logements sociaux pour eux. Presque 99% du personnel affecté à Babadjou résident à MBOUDA faute de logement, d’eau et d’électricité. L’infrastructure dans ces établissements laisse à désirer. Les bâtiments en bambous, les classes jumelées sont encore d’actualité au secteur de l’enseignement primaire. Le secondaire n’en est pas exempt. Tout ceci est arrosé par la délinquance et l’indiscipline ambiantes des élèves, sous le regard complice de leurs enseignants. Preuve en est qu’on les retrouve ensemble dans les buvettes aux heures de cours.

La sécurité et le maintien de l’ordre un autre caillou dans la chaussure.

 Les événements tragiques de mai 2011 ont dévoilé le visage de l’insécurité à Babadjou ( lire NTANG LA’ no 15). Pour une population de près de soixante mille âmes, une unité de gendarmerie de quatre 04 éléments peut-elle assurer sa sécurité ? Surtout que ce peuple cache une habitude violente dont seule l’histoire est témoin. Il est d’ailleurs reproché à cette même population un mutisme caractérisé qui rend encore plus difficile le maintien de l’ordre. Certes Babadjou étant un arrondissement en même temps pourrait se contenter de son unité de gendarmerie, mais que dire de l’effectif du personnel et leurs moyens de travail ? Vu cette situation, il revient donc aux populations de prêter une main forte aux comités de vigilance encore appelés auto-défense,  pour assurer un minimum de sécurité même dans les quartiers les plus éloignés. Mais que dire des moyens de travail de ces derniers qui doivent agir presque les mains nues, sans oublier leur motivation ? Il  serait de ce fait judicieux que la mairie, dans son budget, alloue une partie pour le financement des comités de vigilences. Surtout que la population adopte un comportement coopératif et soit reconnaissante de la tâche qui incombe à ces derniers.

 L’institution communale et l’autorité administrative  augurent t’elle un lendemain prometteur à l’ère de la décentralisation ?

  « Passer de village à l’arrondissement : « quels sont les espoirs ? » Martin MENEU WAMBA avait posé la question dans le NTANG LA’ no 08 en 1993 comme pour interroger les mutations que devait tirer Babadjou du décret no 92/187 du 01 septembre 1992. Un an après la commune de Babadjou se détacha de MBOUDA. Fut ce des décrets électoralistes ou une décision laconique qui initiait réellement l’état d’un changement ? Dans tout les cas Babadjou était mis à l’épreuve de son propre développement.

    La priorité des priorités était tout d’abord de trouver le périmètre urbain de BABADJOU où devait être logée la ville de Babadjou. C’est ce site qui devait donner le plan directeur de l’urbanisation que Babadjou venait d’amorcer. Après quelques caquètements stériles autour du site propice pour ce périmètre urbain, on a laissé place au silence. La mairie choisit de louer un local et la sous préfecture de se loger dans un vieux bâtiment du centre médical d’arrondissement. 20 ans après pourquoi n’avons-nous pas toujours trouvé le périmètre urbain de Babadjou ? Des commissions ont été crées, des journées de réflexion consacrées à la question (du 06 septembre 1997). Chaque année le problème est renvoyé au calendres grecque. Pourquoi un mandat à la tete de la commune ne ferait pas de ce projet sa priorité ? La dernière actualité fait était d’un site trouvé à Ndoji mais qui reste en cours de négociation pour indemnisation. Combien de temps prendra t on encore ?

Au delà du problème du périmètre urbain, l’institution communale est ruinée par les problèmes de gouvernance, d’équipement, du personnel et des finances.

La mauvaise gouvernance fiscale est même la cause principale de l’incapacité de la commune à pouvoir accomplir ses missions. Le système de recouvrement fiscal n’a aucun fichier du contribuable Babadjou. Il n y a aucun moyen de locomotion pour assurer le recouvrement total. Les agents font face à une réticence des opérateurs économiques qui ne jugent pas l’importance de leurs contributions sur le développement local. Certains secteurs d’activité ne font pas l’objet de recouvrement fiscal, alors qu’ils influencent beaucoup l’économie locale. Il s’agit en occurrence des carrières de sable et de pierres, le chargement des vivres frais… l’absence de communication entre les conseillers municipaux (pour la plupart résidant en ville et présent seulement lors des manifestations politiques) hypothèque aussi l’impact positif de l’action de la commune. Pour accroitre l’assiette fiscale, la commune devrait établir un fichier du contribuable, assainir son système de recouvrement, recycler et équiper le personnel de recouvrement, une brigade spéciale ne sera pas de trop. Il faudra également insister sur la sensibilisation sur l’importance de la contribution sur le développement local en créant un cadrre incitatif.

 L’heure est venue ou nous sommes appelés à renverser la tendance

 La mairie a réellement besoin d’accroitre sont budget si elle entend inscrire babadjou dans la politique des grandes réalisations. Aujourd’hui la plus grande partie de son budget est encore consacrée au besoin de fonctionnement (pour 2012, 63% soit 190 millions). Le budget d’investissement est très faible : 110 millions soit 37%. Il est vrai que les subventions de l’Etat, le centime additionnel du FEICOM, les partenariats ( BAD, ONG…) pouront booster le budget mais il faut tout d’abord mobiliser les recettes intérieures.  

Notre politique locale devra etre axée sur les infrastructures urbaines, l’energie, l’eau, les routes, l’éducation, la santé et la sécurité. L’économie locale notre seule source d’emploi, bien que informel devra se sentir accompagné, surtout que la modernisation l’impose.  Les agriculteurs ont besoin d’etre suivi et conseillés, l’artisanat valorisé, d’autres secteurs de l’économie doivent etre explorés et formalisés (tourisme). Nous devons attirer les ONG, partenaires pubics et privés porteurs de projets de développement vers Babadjou.

La condition sine qua none pour réaliser nos projets reste et demeure le developpement participatif. Les pouvoirs publics ne doivent plus etre les seuls acteurs de notre développement. Demandons-nous désormais ce que nous avons fait pour babadjou avant de demander ce que l’Etat a fait pour nous. Que chacuns définisse sa mission, la rempli, ou la trahi et L’histoire le jugera.

Écrit par  Serge roland ndjowes

 



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