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Déconfiture scolaire à Babadjou : comment comprendre le contraste du développement infrastructurel et le manque de résultat dans nos Lycées et collèges.





  • Poste par Ghislain Lontchi
  • 1436
  • 24.05.2016 : 20.08.43
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L’éducation à Babadjou est l’un des secteurs qui a connu un développement très rapide. Jusqu’en 1991, les jeunes qui obtenaient le CEPE, étaient appelés à traverser mille contrées pour trouver un collège ou à défaut être condamnés à l’abandon des études



En 1991, le village vit tomber sa première manne qui viendra résoudre en partie le problème criard de la sous-scolarisation qui gangrenait fortement le développement. Le tout premier CES, sortit difficilement des terres battues, confronté au problème de site, de salles de classe et de personnel enseignant devant faire fonctionner l’établissement. Pendant les premières années, les petits collégiens vivent la misère d’un spectacle surréaliste : l’école publique de Toumaka a dû prêter ses locaux au collège,  les bancs étaient faits en bambous, les effectifs pléthoriques, le personnel sans bureau, les salles de classe étaient comme des arènes incandescentes, bref une véritable « basse-cour » qui, au lieu de faire la fierté, suscitait plutôt la honte pour le village.

Pourtant, dans ce « nid d’oiseau » va sortir les grands cadres qui font la fierté de Babadjou aujourd’hui. 25 ans après, le vieux cauchemar du passé nostalgique est oublié. En terme d’éducation, Babadjou est devenu un petit paradis où les établissements scolaires poussent à la place des champignons.  On compte de nos jours sept établissements secondaires d’enseignement général et technique. Les effectifs cumulent autour de 5820 élèves. L’éducation est donc à la portée de tous. Mais un contraste très critique se note : les résultats sont à la traine. Une analyse des chiffres montre que la réussite a cédé place à l’échec. La situation est criarde et quelque peu désespérante. Lorsqu’on creuse dans le fruit pour chercher le vers qui le ronge, on se rend compte que l’éducation à Babadjou est malade de plusieurs maux. La délinquance juvénile a réduit au néant l’intérêt que les jeunes accordent à l’éducation. Il est surprenant, mais pourtant vrai que l’on parle du trafic et de la commercialisation de la drogue  dans nos établissements. L’environnement des établissements qui s’est vu envahir par les débits de boisson et les restaurants a ainsi accentué la consommation de l’alcool et la flânerie.

 La violence sur les encadreurs, les grossesses en milieu scolaire se sont multipliées dans les lycées, réduisant les chances de réussite. Regardons aussi à la source l’irresponsabilité parentale dû à la non planification des naissances et la crise économique. Ces facteurs favorisent l’échec car plusieurs enfants sont abandonnés à eux-mêmes. L’environnement économique caractérisé par les activités du « gain facile » comme le transport « moto taxi » a aussi drainé une bonne partie de jeunes qui s’aventurent à vouloir ménager les deux. Pour que l’école retrouve ses lettres de noblesse à Babadjou, une réelle sensibilisation, une prise des mesures draconiennes et la prise de conscience des jeunes et des parents sont impératives. Car au 21 eme siècle, pour faire face à la vie ou se faire une place dans la vie, il faut être instruit et bien éduqué. On ne dira jamais assez « faites bien l’école aujourd’hui et l’école vous fera du bien demain

 

Club journal du Lycée Bilingue de Babadjou sous la coordination de M. NDJOWE Serge 


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