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Pey teo-a ndaandaa-ey!..Bienvenue..Welcome sur le portail Web de la communauté MBASSO'O..........Prochaine Rencontre des fils et filles de la communauté Babadjou d'europe fixée au 24 Juin 2017 à la chéfférie Babadjou d'europe ( Lieu: domicile du Dr. Lefakouong Pascal situé à Saint-Saulve en France )...............Télécharger sur notre site ou sur google play-store notre apps Babadjou.Net mobile et recevez aussi toutes les infos et plus......NB:la version mobile pour Téléphone-Iphone et -Windowphone sont en construction


La chefferie Babadjou, une autre lecture du drame de ses chefs. Envoyé par Oscar YEMELONG





  • Posté par Ghislain Lontchi
  • 4124
  • 04.04.2017 : 22.10.25
  • 4

Je ne puis en ce jour retenir mes larmes, mon angoisse et ma consternation face au décès de sa majesté Fô Sambankeng Temgoua Bertrand. Une tragédie de plus, une tragédie de trop !!!!



Je ne puis en ce jour retenir mes larmes, mon angoisse et ma consternation face au décès de sa majesté Fô Sambankeng Temgoua Bertrand.Une tragédie de plus, une tragédie de trop !!!! Il n’est point besoin d’être un expert des choses traditionnelles de la grande loge des 9 ou des 7 décideurs, pour comprendre qu’un malaise profond plane sur la royauté des Basso. De Touoyem 1, à Sambankeng 2 (ou Temgoua 2), il est clair que l’exercice du pouvoir malmène et tue nos souverains. A titre de comparaison, entre 1950 et 2017, les villages voisins ont eu respectivement :

- 3 chefs pour Balatchi, Moyenne =33.5
- 2 pour Bamessingué, Moyenne = 67
- 2 pour Pinyin, Moyenne =67
- 3 pour Bangang, Moyenne =33.5
Et bientôt 5 pour Babadjou. On voit bien que nous battons le record en ‘’courtévité’’, soit une moyenne de 16.75, disons 17 ans pour améliorer nos statistiques. La moyenne statistique calculée avec M=67/(n-1). Quelques rappels historiques : Touoyem 1, mort au combat, les armes en main chez les Pinying, date non documentée mais autour de mi 1800 Fokou, Pas beaucoup d’informations sur comment il régna Nziyo, fusillé par les allemands en 1903 Touoyem 2, Mort relativement jeune malgré un règne plutôt fructueux (1939) Sambankeng Boniface, mort après 17 ans de règne (1957) Temgoua Jean Pierre, mort à 38 ans, en 1981 Penanjo Jean-Marie, mort à 36 ans, après 18 ans de magistère dont 11 ans au pouvoir, 1999
https://babadjou.net//news/img/boniface.jpg
              Fô SAMBANKEING TEMGOUA II BERTRAND

Et maintenant, Sambankeng Bertrand, 17 ans de règne comme son grand-père Sambankeng à peine 51 ans ?) Il apparait donc clairement que le pouvoir tue nos souverains, ce d’autant plus que nos princes non associés à l’exercice du pouvoir vivent plutôt longtemps. Ce qui exclurait l’hypothèse d’une tare héréditaire. Même physiquement, nous n’avons pas encore eu de chefs ayant l’air de mauviettes. La séquence observable est donc que ceux qui accèdent au trône jeunes meurent environ 17 ans après leur majorité, si on la situe à 20 ans a peu près. Ceux qui accèdent adultes meurent après 17 ans de règne. La variation étant assez faible !!! Quelle est la symbolique de ce 17 dans notre cosmogonie ? Dans notre histoire ? Je n’en sais rien, peut-être une recherche poussée rattacherait ce chiffre à quelque chose. Je voudrais aborder cette question sous le prisme d’une entorse qui a eu cours dans notre histoire, mais avant, soyons d’accord sur des principes qui soutiennent notre tradition séculaire.
i) La succession est patriacale, le fils (ou fille par défaut) succède à son père
ii) Chaque fils a le droit de succession, mais le parent choisi qui lui succède
iii) Le frère ne peut succéder à un frère qui a des enfants
iv) Si on succède à son père après son frère, les enfants du frère succèdent à leur père
Voilà un peu, jetées à la pelle quelques petites observations qui ont cours dans notre tradition, et à mon avis la chefferie n’échappe pas à ces principes. Quoique le fonctionnement de la chefferie suive un régime particulier, forcément compte tenu des enjeux. De la distorsion née de la mort précoce de Touoyem 1
A la mort de Touoyem 1, décapité chez les Pinying, ses enfants sont encore trop jeunes pour occuper le trône et il y est remplacé par Fokou son jeune frère. Fokou succède à son père Lacmago en remplacement de son frère. Ce qui est une décision conservatoire, courageuse et logique dans un contexte où on est en situation de guerre ou quasi-guerre contre les Pinyin et peut-être sur un autre
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                                   Fô  TOUOYEM II


front. Il n’est point besoin de rappeler plus proche de nous, que l’histoire se répètera entre Penanjo et son frère Sambankeng. Cependant, à la fin de son règne, deux options se présentaient à Fokou :
- Retourner le trône à ses neveux (Fils de Touoyem 1)
- Le conserver dans sa propre lignée
Et il se fit remplacer par son fils Nziyo, qui est la deuxième option. Le nom de Nziyo, semble dire une histoire du tiraillement du chef Fokou sur quoi faire du trône car littéralement, son nom semble dire ‘’je conserve pour voir, je mange pour voir’’. Ma lecture de la situation, semble m’indiquer que dès ce moment, la réaction n’a pas tardé et on l’a vu : Consternation, Nziyo est fusillé, en public ! Et depuis lors, tout semble aller de travers pour notre couronne. Précisons que la succession comme celle opérée par Fokou, est normale et légitime comme mesure conservatoire mais peut-être pas comme mesure définitive. Quand on prend les choses en main dans un tel contexte, on bénéficie forcément de la tolérance traditionnelle ou coutumière en évocation de la vacance du pouvoir, ou de la nécessité de la conservation du patrimoine. Cependant cette tolérance traditionnelle demande d’être entretenue (vous devez continuellement essayer d’apaiser les ancêtres en expliquant pourquoi vous êtes la plutôt que celui qu’ils avaient choisi) et finie par périmer. Pour être explicite, quand on installe un prince qui n’avait pas l’onction au départ pour le trône, il arrive un moment ou les raisons de la variance ayant conduit à sa prise de pouvoir ne tiennent plus devant les ancêtres et on est forcément appelé à revenir au point de départ, ou alors élaborer une voie alternative. Et les conséquences pourraient bien exister et je crois qu’elles existent.
Il est important de préciser que dans les milieux initiatiques, il y a plus de pouvoirs dans la parole et sa pérennité car elle est cryptée dans des procédures propres, séculaires qui donnent une puissance plus élevée au verbe ou à l’acte. Pour faire court, on peut dévier le courant de la succession dans une famille ordinaire, sans grandes conséquences, mais pas dans une lignée royale ou de notables ou tout est crypté, avec des mécanismes de conservation que nous pourrions comparer au ‘’quality control’’ dans nos sociétés modernes. Il est communément admis que dans ces lignées là, si vous

usurpez, vous mourez, car dans le codage initiatique, votre mot de passe ne marchera pas, ou pas vraiment! Ne nous trompons pas sur le sens des mots que j’utilise car, tous les héritiers sont de la couronne et de ce fait légitimes. Cependant nous nous questionnons seulement sur les répercussions de cet évènement qui semble être le tournant de notre chefferie. Notre royauté à mon avis a depuis longtemps épuisé la tolérance traditionnelle ou coutumière dont elle a bénéficié et on peut se dire à la croisée des chemins. Le fait que le seul souverain à avoir eu un règne à peu près normal s’appelât Touoyem(2) pourrait abonder dans le même sens. En cela que le nom apportait un petit apaisement au souverain déchu ? Ce ne sont que des hypothèses. Ici encore c’est une opinion, la mort de Nziyo fusillé par un soldat d’origine Bali sous drapeau Allemand semble être la fin violente d’une période de tolérance traditionnelle. Sans maîtriser l’état d’esprit de ceux qui servaient sous commandement colonial, il est difficile d’imaginer un fils Grassfields dégainer sur un chef traditionnel sans en avoir reçu l’ordre comme ca a été le cas avec Fô Nziyo.

https://babadjou.net//news/img/FoTemgoua.JPG

                              Fô  TEMGOUA JEAN-PIERRE


Questionnement sur le processus initiatique Comment pouvons-nous comprendre le fait qu’une telle distorsion ait pu avoir lieu et continue de se pérenniser sur le plan purement initiatique sans que nos gardiens de la tradition n’aient posé des actes pour redresser la barre? Le(s) problèmes auraient-ils été mal posés. De deux choses l’une : Ou bien ceux en charge du processus initiatique (je veux parler de 9 notables et possiblement des 7) ont peut-être altéré le processus pour pouvoir y introduire des gens qui ne devaient pas y passer. Ou alors ils ont conservé le processus comme tel et par conséquent, le processus continue de charcuter tous ceux que l’on y passe. Ce qui semble coller aux réalités de notre royauté. Car tous sans exceptions, semblent n’avoir pas vécu longtemps. A partir de 1903 ou les dates sont plus précises, on a le schéma suivant :
- Touoyem 2 : 39 ans de vie car il aurait 3-4 ans à la mort de son père
- Sambankeng : Environ 41ans avec 17 au trône, s’il est né entre 1916

- Temgoua, 38 ans, après 24 ans de règne
- Penanjo, 36 ans
- Sambankeng II, 51 ans, dont 17 ans de règne
Il me souvient, une petite phrase de Makam Ndi en 1999, parlant de l’initiation de notre dernier souverain aujourd’hui de regrettée mémoire aussi, et il disait, je cite ‘’il a très bien réagi à l’initiation’’. Était-ce parce que de prime abord il n’était pas le premier violon ? Ou alors, certains de nos souverains n’auraient-ils pas par le passé bien réagi et ont néanmoins pu occuper le trône ? Toujours est-il que sans exception ils ont succombé à cet exercice du pouvoir. Est-ce que ceci expliquerait que dans leur prestance, les bonnes intentions de leur début de règne ont souvent rapidement fait place à des attitudes erratiques, les ayant conduits à la mort. D’autres ont conservé une attitude digne mais ont toujours passé la main assez tôt. Par respect pour les uns et les autres, je ne citerai pas les noms. Peut-on comparer leur attitude ou bien leur sort à un implant d’organe qui est progressivement rejeté par le corps ? Aux experts d’éclairer notre lanterne quand ils en auront l’occasion.
Il est tout aussi important de souligner que le processus initiatique pour garder son intégrité au futur se doit d’être consigné par écrit : Ce que certaines chefferies, certains dépositaires, dignitaires font déjà depuis une cinquantaine d’années (ne me demandez surtout pas comment je le sais). L’écriture n’est pas un ennemi de la tradition mais bien plus un allié pour conserver l’authenticité et l’esprit des actions des ancêtres, une alternative pour conserver l’ADN des procédures. Il serait très bénéfique de documenter les actes posés aujourd’hui pour que dans un siècle, nos enfants sachent ce que nous avons exactement fait pour pouvoir corriger ou abroger le rite accompli. Si on a enterré 1chien comme le cas d’un certain rite assez souvent mentionné dans notre histoire, eh bien que l’on sache que l’on a à faire au squelette d’un chien, si c’est 10 que l’on s’attende à 10 squelettes. Cependant, la documentation fait courir le risque de fuite ou de pertes d’informations sensibles et ou confidentielles.


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                                Fô PENANDJO JEAN-MARIE


Il existe aujourd’hui sur le marché des coffres forts résistants au feu que l’on pourrait adopter pour sécuriser les actes de notre royauté. Il serait intéressant de le faire dans toutes les familles, car le monde étant en train de devenir un village planétaire, certains de nos enfants ne seront plus locuteurs du Ngombale, cependant ceci ne leur enlèvera pas l’appartenance légitime à leurs familles respectives et à notre communauté. On peut encore prononcer une incantation initiatique en ngombale, sans trahir le sens et l’esprit sans en être locuteur. Ce qui est impossible si nous ne documentons pas. De la logique de transgression Nous avons des interdits qui gouvernent nos institutions et dans le cas de nos sociétés traditionnelles ces derniers sont établis en suivant des procédures. Pour révoquer ces dernières, il est souvent nécessaire d’établir un parallélisme de forme pour les inverser ou annuler. Il est peut-être temps de songer à faire un inventaire de ces interdits et en éliminer certains qui sont désuets aujourd’hui : S’il y en a trop, on pourrait, le chef inclus les transgresser consciemment ou inconsciemment. Pour les éliminer efficacement, il faut déjà savoir ce qui avait été fait presqu’au détail, d’où la nécessité de la documentation mentionnée plus haut. Quand les procédures ne sont pas documentées, elles perdent de leur détail dans l’histoire. Nous perdons déjà de cette harmonie que nos ancêtres avaient avec la nature, ils comprenaient instinctivement leur environnement, or nous n’y vivons plus à temps plein et perdons de ce fait les enseignements de la nature à temps plein. Nous ne vivons donc plus la tradition, nous la pratiquons, et pour ce faire documenter étape par étape les procédures serait un pas vers la sauvegarde de notre héritage.
Nos souverains ont-ils toujours su respecter ces derniers établis par leurs prédécesseurs ? Donnent-ils de la valeur aux notables sensés les guider dans leurs taches ? N’observons nous pas une mutation et des changements de rôles ? On peut relever l’irruption dans l’espace coutumier d’une nouvelle classe de notables en dehors des neuf et des sept : La bourgeoisie politico-administrative et d’affaires avec tout le cortège de bagages qu’elle vient avec, politique partisane, argent….. Quand nous connaissons le pouvoir que l’argent et la division que ces nouvelles valeurs exercent sur l’humain, on peut se demander si l’influence des élites sur la chefferie est saine et si elle ne se fait pas au détriment de coutumier qui réuni tous les filles et fils d’une même communauté. Des Restes de Touoyem 1 Dans une discussion avec un ami Pinying un jour, il m’a semblé que les reliques de Touoyem 1 (son crâne) serait encore dans ce village voisin comme trophée de guerre !!! Il ne faut pas que nous sentions trop mal, car ils ont aussi le crâne d’un chef Bali. Les Basso ont-ils fait l’effort nécessaire pour rapatrier ou de reprendre les restes de leur souverain ? Je pense certainement non !!! Les descendants de Fokou n’auraient eu aucun intérêt à remuer une histoire qui remettrait en cause leur légitimité et celle-ci se serait perdue dans l’histoire. Je ne veux pas mettre en conflit quelques factions que ce soit de notre Grande famille royale, mais plutôt traduire quelques réalités du pouvoir !!! Un chef guerrier tombé les armes à la main et dont l’âme n’a jamais eu le repos mérité, le trône perdu, devenu apatride pourrait devenir un faucheur, se chargeant d’abattre tous ceux qui occupent ce siège. Et ceci n’est pas une situation à négliger, mais plutôt devrait retenir notre attention dans le traitement de la question qui nous préoccupe. Personne ne souhaiterait avoir derrière lui ou contre lui un esprit qui pourrait être animé de revanche, de rancoeur et d’amertume. Il existe dans l’histoire de quelques chefferies Grassfields des cas dans l’histoire où l’ordre a été rompu et des conséquences désastreuses ont surgi. Je citerai les cas des chefferies Bafut et Metah qui étaient rotatives entre 2 lignées et dont les lignées régnantes actuelles ont manoeuvré pour conserver le trône. Notre situation n’est pas la même mais est très similaire.

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De la gestion de notre chefferie en relation avec son histoire

Je me souviens encore comme hier d’une réunion à laquelle j’ai assisté en 1999 dont l’ordre du jour portait sur les critères de choix du futur souverain. C’était donc une réunion publique ouverte, de consultation avec les Basso de quelle était leur opinion sur la gestion du drame qu’ils avaient en main. Ce qui semble une banalisation de ce qui se décidait seulement parmi les 9, et aussi de la nécessité d’intégrer les intérêts de la communauté dans la chefferie. Je vais donc me permettre une opinion, même n’ayant pas qualité pour en avoir une sur le sujet : cependant les drames multiples auxquels notre communauté fait face avec la perte à cadence régulière des chefs nous invitent à une exégèse profonde et sincère. Cette réunion de 1999, montrait à suffisance le sens d’ouverture que les Basso ont toujours su manifester et intégrer dans leur approche au pouvoir traditionnel. Ces pertes mettent en danger l’institution même, institution qui rentre en droite ligne dans notre identité et définit qui nous sommes, qui régente la vie de notre communauté et notre façon d’être et d’habiter cette terre. Des drames comme ceux que nous vivons actuellement, impactent aussi négativement notre communauté en mettant en arrêt ou en berne certaines activités économiques dont dépendent nos familles. Donc nous trinquons tous des malheurs qui nous accablent. J’ai donc confiance au caractère ouvert et prompt au dialogue de notre communauté et au fait que je n’aurai pas de représailles pour avoir dit ce que je pense. Je ne souhaiterai donc pas que l’on envoie un de mes petits frères à l’abattoir avant d’avoir essayé tout ce que nous n’avons pas encore essayé par le passé. En incluant même les modalités de notre schisme d’avec nos jumeaux Bamessingué quoi qu’il y ait distinction de siège et de territoire dans ce cas. 
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Je propose donc modestement en observateur (pas pratiquant), de la tradition, certains préalables pour restaurer la stabilité et la sérénité (mot très à la mode dans notre pays) dans notre chefferie.
i) engager des actions pour récupérer les restes de Fô Touoyem 1 de chez les Pinying, si cela n’a jamais été fait et faire tous les rites d’apaisement de son âme, et :
ii) élever un descendant de Touoyem 1 au titre de Roi (sans couronne) et le faire ensuite abdiquer au profit de celui que les notables auront choisi comme successeur dans la lignée actuelle, car Ils ne peuvent plus aspirer au trône en étant éloignés par le temps, la distance et la pratique du pouvoir, ou bien
iii) attribuer à un de ses descendants un titre honorifique et héréditaire avec un contenu de responsabilités, mais préférablement en rattachement avec la couronne, Référence aux cas de Bafut et Metah ou de telles solutions ont été appliquées et semblent marcher. ou
iv) en option 3, on pourrait chercher dans la descendance des 2 ou trois derniers chefs, un prince qui serait aussi descendant de Touoyem 1, si par miracle, il y a eu une union entre ces cousins et en faire le souverain, l’introniser comme successeur de Touoyem 1 et de Fokou. Ceci serait une UNIFICATION-CONSOLIDATION (STREAMLINE) Cependant, cette option présenterait la faiblesse d’inclure un maillon féminin sur l’échiquier.
v) Une simple onction des descendants de Touoyem I pourrait aussi suffire, car en fin de compte, c’est une seule et même famille et la situation actuelle ne profite à personne.
Nous ne perdons rien si jamais nous faisons ces efforts en vain. Au moins la prochaine fois, nous saurons que l’on doit regarder dans une autre direction, chercher le problème ailleurs. Nous avons parmi les fils Basso (des historiens et anthropologues ayant fait des mémoires et thèses sur notre chefferie) qui peuvent nous aider à mieux aborder la question sous un angle scientifique. Nous ne devons et pouvons faire l’économie d’aucun savoir à un moment aussi critique de notre histoire.
Il serait à mon sens temps qu’un dialogue sincère se passe dans notre communauté, leaders intellectuels et plus traditionnels, car nous avons assez pleuré, nous en avons assez de ces mamans qui enterrent leurs fils : Nous avons deux Ma’Fô vivantes sans le fruit de leurs entrailles qui les a fait
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Reines ! Que nos notables fassent un travail de fond plutôt que de répéter les mêmes choses, comme les 7 dernières intronisations pour aboutir aux mêmes résultats. Notre chefferie ressemble de plus en plus à un charnier. Je serai encore plus meurtri de voir un de mes cousins conduit à l’abattoir (car c’est de cela qu’il s’agit plus ou moins) dans les tous prochains jours au nom de la royauté. Il est pour moi un devoir moral de mettre sur la place publique ce que je pense être le problème. Je préfèrerai être vu comme un idiot qui n’a rien compris, plutôt que celui qui avait une idée et ne l’a point exprimée. Il serait aussi intéressant de faire de notre chefferie, un lieu de justice car la pérennité de celle-ci dépend de sa capacité à résoudre les problèmes de la communauté. Aucune harmonie durable ne se fait là ou l’injustice fait son lit. Si elle se résume à un réseau de bouffe et de petits avantages, elle risquerait de disparaitre plus tôt que prévu du paysage culturel de la société globale, car incapable de répondre aux besoins de la communauté.


Écrit et Envoyé par OSCAR YEMELONG

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