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Coupe du monde 90: l’arbitre de Cameroun-Argentine se livre





  • Poste par Ghislain Lontchi
  • 24
  • 21.04.2017 : 09.09.52
  • 0

Michel Vautrot a certainement été l’un des hommes les plus hais par les Camerounais pendant longtemps. A 72 ans dont 45 dans l’arbitrage, celui qui est considéré comme l’un des meilleurs arbitres français reste celui qui a donné deux cartons rouges au Cameroun lors du match d’ouverture de la coupe du monde 90 en Italie face à l’Argentine. Ses victimes ? Benjamin Massing et André Kana Biyick. 27 ans après, l’ancien arbitre a retrouvé Roger Milla, qui faisait partie de l’expédition italienne, à l’occasion du Mondial de football de Montaigu organisé la semaine dernière en France. L’occasion de partager des souvenirs, et de revenir, avec CT, sur cette rencontre restée dans l’histoire



Michel Vautrot: « Je n’ai aucun regret » 

Arbitre du match Cameroun-Argentine (1-0), Mondial 1990 

Surnommé au Cameroun « Méchant Michel », avez-vous oublié ce match Cameroun-Argentine et ces deux cartons rouges donnés à André Kana Biyik et Benjamin Massing ?

Je n’ai pas oublié ce match en Italie où Roger Milla était entré en cours de jeu. Je sais que ce jour, j’avais dit à Roger Milla, tu devrais me remercier parce que vous avez réussi non seulement l’exploit du siècle à 9 contre 11, mais celui du football avec le Cameroun qui gagne devant l’Argentine du grand Maradona. Les joueurs camerounais me mettaient la pression ce jour là. Pour moi, ce n’était pas évident parce qu’il fallait garder cette neutralité. Quand il y a un match d’ouverture, la Fifa nous demande de donner l’exemple pour toute la compétition. Je n’ai aucun regret. Peut-être que dans un match « normal », il n’y aurait pas eu deux cartons rouges. Mais, c’était une application stricte du règlement pour donner le « la » de la compétition. Cela aurait été une équipe autre que le Cameroun que ça aurait été pareil. Quand on est jeune arbitre, on se pose des questions. Quand on est vieux, on se remet en question. Très honnêtement, quand on est dans l’action, on essaie d’avoir un mental fort. On ne se préoccupe ni de l’environnement, ni de ce que l’on pourra dire. Il y a le doute en permanence. 

Dans le contexte du match, si Maradona avait fait la même action, aurait-il été sanctionné ? 

Je ne prends aucun risque de le dire 27 ans après. Mais, dans ma tête d’arbitre, j’ai toujours essayé de faire abstraction de celui qui joue. J’ai connu des joueurs adorables en dehors mais, qui, pour un match s’énervaient. On nous dit que le football est universel, moi je dis non. Il y a des racines, des styles de jeu différents. Dans les championnats, en fonction des habitudes, des fautes ne sont pas souvent sanctionnées de la même manière. 

Vous est-il arrivé de vous retrouver au Cameroun depuis 1990 ? 
Je me suis retrouvé au Cameroun à Douala parce que j’avais raté mon avion pour un séminaire à Bangui. J’ai pensé oulalah, je vais me faire lyncher quand ils vont me reconnaître. J’étais tout seul dans cet aéroport où je ne devais pas être. Je m’attendais à des paroles désagréables, des menaces. Mais, j’ai vu des gens passionnés qui restent avec un cœur pur. J’étais très touché de retrouver Roger (Milla, Ndlr) à Montaigu. Nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre.


Source : Cameroun tribune

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