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Santé publique : Le bras de fer continue entre les médecins et Mama Fouda





  • Posté par Ghislain Lontchi
  • 400
  • 15.05.2017 : 14.02.04
  • 0

Les premiers demandent l’annulation de la décision du ministre de la Santé publique portant affectation disciplinaire de certains responsables syndicaux, et promettent de poursuivre le combat pour la promotion et la défense des droits et intérêts des personnels de la santé.



e spectre de la radicalisation se dessine au Syndicat des médecins du Cameroun (Symec). L’organisation syndicale estime que les médecins concernés par les affections disciplinaires objet d’une décision du ministre de la Santé publique (Minsanté), André Mama Fouda, qui vise les principaux les responsables du Symec, ne doivent pas s’exécuter. Ainsi, le Symec exige « l’annulation pure et simple de cette décision qui n’honore pas le Cameroun », confie le Symec. Ils l’ont fait savoir hier au cours d’une conférence de presse tenue au siège de la Centrale syndicale du secteur public (CSP), consécutivement à la décision du Minsanté. « Ces affectations ont été effectuées en violation des règles administratives. Mais nous croyons aux lois de la République et nous ne sommes pas complices de l’iniquité. Le Symec condamne fermement cet acte honteux de la part d’un membre du gouvernement», tonne Pierre Yves Bassong, président du Symec. Pour jean Marc Bikoko, président de la CSP, l’attitude du ministre de la Santé est en contradiction avec l’esprit de la célébration récente de la 131e édition de la fête du travail sous le thème « Dialogue social, croissance économique et cohésion nationale ». « On ne saurait parler de dialogue social dans un contexte où les travailleurs sont persécutés à chaque fois qu’ils posent des problèmes ou revendiquent leurs droits », s’indigne Jean Marc Bikoko. Pour justifier ce refus de se plier à la volonté de la hiérarchie, les syndicalistes évoquent un vice de forme et de procédure. Selon le Symec, la décision du Misanté n’est pas conforme aux conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la liberté syndicale et sur la négociation collective ratifiées par le Cameroun.« En décidant de ces affectations, André Mama Fouda a renié l’organigramme du Minsanté et la hiérarchisation des structures hospitalières », indique Pierre Yves Bassong. Selon Patrick Ndoudoumou, secrétaire général (SG) du Symec, l’affectation du Dr. Pierre Yves Bassong réunit toutes les preuves de cette violation flagrante. Neurochirurgien, le président du Symec doit désormais officier comme médecin chef du centre médical d’arrondissement (CMA) de Somalomo à l’Est du pays, alors que « les seuls spécialistes qu’on peut y trouver sont les chirurgiens et les obstétriciens éventuellement », déplore-t-il. Pire encore, on le déplace de Bamenda, une aire de santé où il avait la charge d’environ 2 millions d’habitants, vers Somalomo qui dépasserait à peine 1000 habitants, sans parler de la qualité du plateau technique. « Ainsi, si le seul neurochirurgien de la région de l’Est se retrouve à Somalomo, les évacuations sanitaires des cas d’affections neurologiques se feront en sens inverse, c'est-à-dire de l’hôpital régional de Bertoua vers le CMA de Somalomo », explique le SG du Symec. Les syndicalistes considèrent donc la décision du Minsanté comme une humiliation et une manifestation évidente de sa volonté de museler le corps médical au lieu de se pencher sur les problèmes posés par la Symec. De même l’affectation de ces spécialistes dans des CMA est contre productive, car ils vont devoir apprendre à affronter des cas auxquels ils n’ont plus eu affaire depuis. « Le Dr. Kamta n’a fait que de la neurochirurgie pendant 17 ans, aujourd’hui on lui demande d’aller traiter des problèmes de diarrhées ou de chirurgie générale, alors qu’il y a des jeunes généralistes qui peuvent s’avérer plus efficaces pour ces cas », regrette Pierre Yves Bassong. Une situation qui pousse au questionnement quant à l’opportunité de ces affectations. « Mama Fouda doit dire pour qui il travaille. Il est pire que Boko Haram », laisse entendre Jean Marc Bikoko.

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