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Pey teo-a ndaandaa-ey!..Bienvenue..Welcome sur le portail Web de la communauté MBASSO'O......... Programme officiel de la journée européenne de Sa Majesté Fo'o Teigni Detio Konlack Jean, chef supérieur Bamessingué, département de Bamboutos, Cameroun. 1) dimanche 9 juillet : arrivée en Italie, rencontre avec les Mbafung de Pavia. 2) jeudi 13 juillet : arrivée à Valenciennes, rencontre avec la communauté Mbafung de France le vendredi 14 juillet. 3) samedi 15 juillet : arrivée en Belgique, rencontre avec la communauté Mbafung de Belgique, intronisation du représentant personnel du chef supérieur Bamessingue en Europe. 4) dimanche 16 juillet : audience pour les fils et filles Mbafung de Belgique qui le désirent. Retour sur Valenciennes. 5) lundi 17 juillet : audience pour les fils et filles Mbafung de France qui le désirent. 6) mercredi 19 juillet : départ pour l'Allemagne. 7) vendredi 21 juillet : départ pour l'Italie puis retour à Bamessingue. Sm dr Lefakouong Pascal. ......Télécharger sur notre site ou sur google play-store notre apps Babadjou.Net mobile et recevez aussi toutes les infos et plus......NB:la version mobile pour Téléphone-Iphone et -Windowphone sont en construction


HISTOIRE DE L’EGLISE CATHOLIQUE A BABADJOU





  • Posté par Lontchi
  • 4123
  • 13.04.2015 : 20.08.37
  • 1

Quelques éléments tirés des archives paroissiales nous donnent de constater que la religion catholique arrive à Babadjou vers les années 1905 sous le règne de Sa Majesté le chef TOUOYEM



I.   SITUATION GEOGRAPHIQUE

BabadBabadjou est situé entre 5°35’ et 5°50’ de latitude Nord et entre 10°05’ et 10°15’ de longitude Est. Son altitude moyenne est de 1550 m. Il est limité à l’Est par le groupement Bamessingué, au Sud par le groupement Balatchia à l’Ouest et au Nord par le département de la Mezam avec les groupements Bamunbou, Pigning, Santa, Baligham et Koon-ka. Ce village est situé dans le département desBamboutos, dans la région de l’Ouest Cameroun.

I.            II.  IMPLANTATION DE LA RELIGION CATHOLIQUE A BABADJOU

 Quelques éléments tirés des archives paroissiales nous donnent de constater que la religion

catholique arrive à Babadjou vers les années 1905 sous le règne de Sa Majesté le chef TOUOYEM. En effet, alors qu’il était administrateur à Dschang, il fit la connaissance des missionnaires de la mission de Dschang et s’intéressa à leur religion. Devant par la suite succéder à son père Sa majestéDZIDJOUO, il décida d’emporter avec lui cette religion qu’il voulait implanter dans son village. Pour le faire, il prit avec lui Gérôme SADOU, chrétien originaire de Dschang, pour l’aider dans cette tâche.

Ce fut un jour férié dans le village :  le « Mbii ». Le chef et son ami décident de se rendre dans le quartier Bamedjingha, au lieu dit « ZaaMagniMangoh » (espace réservé pour les rencontres de réjouissances populaires et de la danse de Magassa du quartier Faregha). Là, ils implantèrent la croix et se mirent à parler de la nouvelle religion.

 Dès ces débuts, ils eurent quelques disciples, mais la majorité de la population s’en méfiait. La première communauté chrétienne était ainsi créée. Il y avait deux raisons qui expliquaient cette méfiance : les pratiques traditionnelles fortement implantées et le fait que cette religion était connue comme celle qu’ont apporté les blancs. Ces blancs qui n’étaient vraiment pas aimés dans le village. En effet, vers 1903, l’homme blanc, un allemand, avait assassiné le chef DZIDJOUO au marché deTouoh’, alors qu’il tentait de défendre les droits de son peuple au cours de la construction de la route Babadjou-Bamenda. Le chef DZIDJOUO fut exécuté devant son propre peuple, dans la confusion générale. Le rapport d’exécution n°DKB.557 ne donne pas des précisions sur la date.

 Le chef TOUOYEM eu donc beaucoup de difficultés à se faire comprendre, mais il réussit à fonder à Faregha la première communauté chrétienne. Face au climat d’insécurité que connaissait le village et à la suspicion que subissaient les disciples de la nouvelle religion, sa Majesté décida de rapprocher ces fidèles du Christ de la chefferie pour plus de sécurité. Il construisit alors une chapelle à quelques mètres aux bas de l’actuel site de la coopérative agricole.

 Entre temps, il reçoit l’aide de Christian DJAN MEA (originaire de Balignon dans le nord-ouest) pour seconder Gérôme SADOU dans sa tâche de catéchiste. La doctrine était enseignée en Pidjin et les chants en Latin. Le premier compositeur des chants en langue fut M. Gilbert TAJOUO,le père de l’Abbé SéverinKONHAWO, vers les années 1955 Le nombre des catéchumènes grandissaient avec le temps, si bien que la chapelle construite devenait déjà petite. Ils recevaient les sacrements à Dschang. Le chef décide alors de construire une nouvelle chapelle. Il choisit le site actuel et la construction de l’église commence vers 1909 avec la participation de tout le village organisé par clan d’âge. Les briques de terre étaient fabriquées et cuites à Touoh’, le ciment venait de Nkongsamba et les planches de Dschang. Les travaux s’achevèrent vers 1919. La modification de la chapelle fut l’œuvre du Père XEM Xavier qui trouva que la sacristie était étroite. Il décida de l’élargir, il construisit les ailes en parpaings ; ce qui donna à la chapelle une forme de croix.

http://babadjou.net//news/img/11157219_841524742567883_979800266_o.jpg

La première église, construite en 1919 et modifiée par le père Xavier Xem.

I.          

III.PRESENCE DES PRÊTRES A BABADJOU  

Jusqu’en 1930, le chrétiens de Babadjou n’avaient pas encore reçu un administrateur

Apostolique. C’est la raison pour laquelle lors des grandes fêtes, pour participer à l’Eucharistie, ils allaient à Dschang et à pied entre 1910 et 1923. Ils allaient aussi à Foumban après 1923, date de la fondation de la préfecture apostolique de Foumban ; les plus aptes allaient même jusqu’à Nkongsamba. A ce moment, le catéchiste Ferdinand TIWA fils de TAKIAMPI (BigTeacher), assiste déjà le catéchiste principal Christian DJAN MEA.

 En 1930, fut fondée le vicariat apostolique de Babeté, et avec cette création, les chrétiens de Babadjou trouvèrent leur salut, la distance à parcourir par les chrétiens et les catéchumènes était réduite. Les chrétiens y allaient régulièrement et en nombre important sous la conduite du catéchiste Ferdinand TIWA. La paroisse porte aujourd’hui le nom de Ferdinand, pour honorer ce vaillant catéchiste qui mit toute sa vie au service de l’Evangile. Il mourut le 20 novembre1989.

 Dès la fondation du vicariat apostolique de Babeté, les Pères Pierre GHETTO, Robert LEROY et Jeanet commencent à venir à Babadjou de temps en temps pour la pastorale. Babadjou était aussi devenu un poste satellite de la mission de Babeté. Le père GHETTO surnommé MADOUE (parce qu’il aimait traiter les récalcitrants de mal doués) commença la création des écoles et il construisit une case de passage des prêtres au centre (presbytère).

Le chef TOUOYEM mourut le 25 septembre 1939, quand le christianisme avait amorcé un tournant décisif dans son implantation à Babadjou. L’histoire retient que sa Majesté le chef Joseph TOUOYEM avait son siège dans la chapelle et ne ratait aucune célébration dominicale.

 Malheureusement, cette évolution du christianisme connut  une halte entre de 1955 à 1960, à cause du maquis et des troubles d’indépendances.

 En 1965, la paroisse est officiellement créée par Monseigneur Albert NDONGMO, Evêque de Nkongsamba. Les premiers prêtres nommés sont les Pères Robert LEROY (curé), SCHWEL et Pierre GHETTO. En décembre 1967, le Père XEM les rejoint et devient le curé vers la fin de l’année 1967. Vivant seul jusqu’en 1975, lepère XEM Xavier construit l’école Saint Charles Lwanga, puis le centre Sainte Marthe.

 En août 1975, le Père Gilbert NKWANU est nommé vicaire à Babadjou. Le 06 juin 1976, le Père Gilbert devient curé et le Père XEM quitte après neuf ans à Babadjou. Le Père Gilbert meurt les armes à la main le 15 décembre 1977. La paroisse connaît une période d’administration  quidura un an.

En août 1978, le Père Justin FOTSO est nommé curé de Babadjou.

En août 1983, c’est le Père Godefroy SANDJE qui devient le curé de Babadjou, et ce pendant 9 ans, il a introduit dans la conscience des chrétiens de Babadjou la notion et la réalité de l’Eglise. Il entreprend le programme de bornage des terrains de la mission, enseigne les chants et les prières en langue, crée les Communauté Ecclésiales de Base (CEB) et fait le chemin de croix par CEB.

Le 13 août 1992, il passe le service au Père Michel TAGUIAFING.

Le 03 août 1994, c’est le Père Barthélémy MABOU qui prend le service.

Le 07 août 1995, il passe le témoin au Père Bernard NGASSI.

En août 1998, le Père Bernard est affecté à Semto.

Suite à un incident, la paroisse connaît encore une année d’administration gérée par le Père Cyriaque DONGMEZA de janvier à août 1999.

  A partir du 04 Septembre 1999, c’est le Père Godefroy NOUAHAM qui est curé de la paroisse de Babadjou après avoir pris service le 06 août 1999.Il implante et pose la première pierrede l’Eglise Paroissiale, crée un forage à la mission, plante les sapins tout autour du presbytère, ouvre un secrétariat paroissial construit par lui-même, ouvre l’école maternelle Dénis NGANDE, ouvre un centre de formation des jeunes filles, récupère tous les fétiches que détenaient les chrétiens, organise les neuvaines de prières, bénit les objets, fait les prières charismatiques et les prières des malades.

 NB : La première voiture paroissiale fut achetée par l’Abbé Godefroy NOUAHAM, avec l’aide du FOSEP (Fonds de Solidarité Entre les Paroisses du diocèse de Bafoussam).

  En 2005, l’abbé Dieudonné NOUBISSI devient curé de la paroisse Il remble la fondation de l’Eglise, monte les poteaux de l’Eglise, renouvelle le presbytère en tyrolienne, raccorde et renouvelle le centre Sainte Marthe, crée et construit la chapelle Christ Sauveur de Kombou. Il crée également les groupes Veuve de la Résurrection, Petits Amis de Jésus, Femmes Catholiques et ouvre la boutique pour la vente des objets de piété.

En 2008, il passa le témoin à l’abbé Bertrand TCHUENTE qui fait les finitions des poteaux de l’Eglise et des raccords, et coule la dalle.

http://babadjou.net//news/img/11100513_841526005901090_1616676917_o.jpg                          Le presbytère actuel, plusieurs fois rénové


En 2012, l’abbé Rigobert SANFO DOGHA prend la relève jusqu’à nos jours. Il poursuit avec les finitions de l’Eglise, élève les murs, tôle l’Eglise, met les carreaux au presbytère, construit la grotte mariale, envoie les maîtres des écoles paroissiales à Alpha pour formation et achète une voiture paroissiale.

http://babadjou.net//news/img/11157179_841525152567842_2107497022_o.jpg                                    L’église actuelle, un immense chantier     

Tous ces ouvriers apostoliques ont construit la paroisse de Babadjou, chacun selon ses dons et son expérience personnelle. 

I.         http://babadjou.net//news/img/paroisse3.jpg       L’autel, paré aux couleurs de la résurrection  

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                                                    La consécration

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La remise                                                              La rémise des offrandes au curé


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                                   L’intérieur de l’église, un vaste chantier


  IV  BREVE HISTORIQUE DES POSTES DE MISSION 


1.      BAMEDJI

Poste fondé en 1924 à Bamedou par M. Pierre TAFOKEM. Le premier catéchiste est Lucas TOUOYEM. Un premier terrain est donné par M. Joseph MOFFO vers 1939. Quelques années après, M. Pierre KAÏPA revenant de Foumbot où il était catéchiste remplace le catéchiste Lucas TOUOYEM.

 En 1959, les troubles d’indépendances dispersent la communauté et Pierre KAÏPA se refugie à Kombou avec certains fidèles. Là, il est toujours catéchiste. La chapelle est incendiée.

 En 1971, c’est le retour et les chrétiens se réunissent plutôt chez Pierre KAÏPA pour la doctrine. Il continue d’être catéchiste à Kombou.

 En 1973, M. Pascal MOFFO NJOYA conscient que l’œuvre pour laquelle son père avait donné une partie de son terrain est appelée à grandir, donne à nouveau un autre terrain pour y construire une autre chapelle (il s’agit de l’emplacement actuel). Il y construit lui-même la maison des enseignants en deux appartements et les chrétiens construisent la chapelle et deux salles de classe. M. Pierre KAÏPA était secondé par M. Joseph TALONGOU.

 En 1975, Bamedji abrite le pèlerinage de l’année sainte sous l’Abbé Gilbert KWANU. Ce poste est désormais un lieu de pèlerinage qui affirme de plus en plus les chrétiens tous les Vendredis Saints.

 La chapelle actuelle est construite par M. l’Abbé Justin FOTSO, meublée par M. Martin TCHOLONG avec plus tard l’apport des élites Benoît LONLACK (pupitre) Vincent PEGNUITE (statut de la Vierge) et sa majesté NDZEUTAMANE (un jeu complet de balafon moderne). Le catéchiste actuel est M. Joseph TALONGOU.


2.      BAMEDJINGHA

Après la première étape qui commence à Mantset avec l’implantation de la religion catholique à Babadjou, c’est la deuxième étape avec le catéchiste Ferdinand TIWA, la communauté chrétienne de Bamedjingha se rassemble à Pah, à un kilomètre de Mantset avant les troubles d’indépendances. Il est suivi par les catéchistes Lucas WOUPAYE et Joseph NTEUKA.

 Après la destruction de la mission de Bamedjingha, c’est M. Patrice TOUOYEM qui continua de 1970 jusqu’en 2012et Mr. Jean TIMO a  pris la relève jusqu’à ce jour.


3.      BAMEKOUE

Mission créée vers 1924 par le catéchiste M. André WAMBA juste après son baptême. Il était catéchisteassiatant à ZaaMagnimagoh à Bamedjingha. Par la suite, il fut affecté comme catéchiste à Bamedousso pour y fonder la mission. Il enseignait la doctrine chez M. TAFOMOU. Le terrain faisant défaut, le poste fut transféré à Bamekoué en 1924, dans un terrain offert par M. KOUEFOGHOU.

 Après le départ du catéchiste Christian DJAN MEA, M. André WAMBA remplace M. Ferdinand TIWA à Bamepaah et est lui-même remplacé à Bamekoué par M. Joseph MEKONTSO qui était lecteur à la chapelle. Plus tard, c’est M. Victor TAGNIJO qui continue l’œuvre.

 En 1950, c’est M. Edouard FOTOUO qui prend avec détermination le poste de catéchiste et d’animateur de la communauté.

 C’est en 1991 que M. Joseph TALONGOU succède à cet illustre catéchiste. Il conduit avec dévouement la communauté jusqu’en Septembre 2001 en laissant le témoin au jeune Benjamin TSOPA qui est conseillé et accompagné par Mme Joséphine TAMAFFO.

 

4.      BAMELO

Ce poste a été créé en 1924 par le catéchiste Marc FOKONG. Affecté peu de temps après à Bamessingué, le poste est éteint. Le terrain de la mission était situé en bordure de la concession du chef de quartier Dzeukang.

 En 1938, M. Pierre MOFFO TADOUNG offre une partie de son terrain et y construit lui-même une petite chapelle et invite M. Ferdinand TIWA à y venir pour enseigner la doctrine ; ce qui fut fait.

 

En 1960, les habitants du quartier ont incendié eux-mêmes la mission et la concession de M. Pierre MOFFO TADOUNG, suite aux troubles d’indépendances.

 En 1968, M. Pierre MOFFO TADOUNG construit la mission et sollicite M. Pascal TCHOFFO, fils de MATAGUEM comme catéchiste. Après lui, M. Thomas YEMELI prend la relève. Il passe le témoin à M. Thomas KAMTA qui se comportait comme un charlatan. Pour que la communauté ne s’éteigne pas, M. Thomas DJITA est proposé au curé, l’abbé Godefroy SANDJE, qui l’accepta comme catéchiste.

 Aujourd’hui, c’est M. Laurent FOBI TCHOFFO qui est catéchisteet est assisté par M. Thomas YEMELI.

 

5.      BAMEPA’AH

Le poste de Bamepa’ah est créé vers 1921 par le catéchiste Ferdinand TIWA, formé et envoyé par le catéchiste Christian DJAN MEA.

 Vers 1924, M. TIWA quitte Bamepa’ah pour prendre la relève de Christian DJAN MEA à Toumaka. Il est remplacé à Bamepa’ah par M. André WAMBA.

 Vers la fin de 1924, André WAMBA est remplacé par LEMOULONG Etienne qui sera remplacé à son tour par TOUOMA GUEMLACK. Celui-ci laissera la place au catéchiste Donald SONWA qui conduira ce poste de 1948 à 1960. Il mourut en 1964 au camp de regroupement à Toumaka.

 Durant le temps passé au camp de regroupement à cause des troubles d’indépendances, l’emplacement de la mission de Bamepa’ah est occupé par ses voisins. Du retour des camps de regroupement, les chrétiens se dispersent, leur catéchiste Donald étant mort au camp de Toumaka. Devenus orphelins, les uns vont à Bamedji, les autres à Bamekoué où ils vivent jusqu’aujourd’hui.

 Le 19 septembre 1970, le chef du quartier Bamepa’ah, Sa Majesté NDZEUTIOPI, avec l’aide de quelques chrétiens, convoque une grande réunion à la chefferie Bamepa’ah pour décider de la reconstruction de la chapelle du quartier. L’emplacement de Laah étant occupé, le chef propose à l’assistance le transfert de la mission sur le site actuel. La proposition est acceptée par la grande majorité des participants à cette réunion. On redémarre, avec comme catéchiste M. Victor LEROY EYEMELI qui sera remplacé vers 1991 par M. Jean FOUTE. Ce dernier conduira le poste jusqu’en 1997, année de sa mort. De 1997 à ce jour, le poste de Bamepa’ah est dirigé par le catéchiste Apollinaire TAGNING.

 6.      BAWA

Mission fondée vers 1925 par M. Benoît NOTSA. Il est en même temps catéchiste. La doctrine se faisait par M.Nicolas FOTO et M. Prosper TANDAH qui a offert le premier terrain pour la construction de la chapelle. Le deuxième terrain est donné par M. Simon NIMPA et M. Nicolas FOTO. Peu de temps après, le catéchiste abandonne le poste pour aller vivre à Foumban. Le poste n’ayant plus de catéchiste, celui de Bamepa’ah, M. TIWA donnait un coup de main à Bawa. Entre temps, M. Michel FOBASSO prend la relève de M.NOTSA. Après sa mort, il est remplacé par TCHOFFO Jean-Marie, qui meurt au camp de regroupement de Toumaka en 1961.

 En 1969, c’est la fin des camps de regroupement et c’est Benoît NOTSAP, de retour de Foumban qui reprend service en 1970.

 En 1972, M. Michel KAFFO prend le témoin jusqu’en 1975 et le passe à M. KAFFO Gabriel.

 En 1977, c’est M. Boniface TAGNI et M. Michel KAFFO qui assurent la catéchèse à Bawa.

 Le site actuel est un troisième terrain offert par M.Simon DEFFRE, l’ancien emplacement ayant été récupéré par les donateurs.

           6.      KAZA

C’est en 1920 que M. Max MAKEM père de l’Abbé Serge Julien TCHINDA jalonne le premier piquet de la mission Catholique de Kaza, au lieu dit METALEPAH, qui est situé à 1,5 km du site actuel : il y enseigne la doctrine de 1920 à 1933.

 En 1930, il rapproche la mission de METALEPAH à 1 km du lieu actuel.

 En 1933, il démissionne et c’est M. TANANTCHO Médard qui continue jusqu’en 1938, année à laquelle il est recruté comme cantonnier aux travaux publics. Le poste est sans catéchiste et tend à se perdre, puisque les fils de M. TISSAP occupent le terrain de la mission.

 Plus tard, M. Ferdinand TIWA veut faire renaître la mission sur son propre terrain à TOGHA (à 3 km du site actuel) ; mais, chemin faisant, il rencontre son ami SAHDOUO TAPINGONG qui avait aussi l’intention de refondre la mission sur son terrain. Les deux posèrent à l’immédiat la fondation sur le site actuel et M. Ferdinand TIWA dirigea le poste pendant un certain temps et confia la charge par la suite à M. Jean TAGOUO parce qu’il devait servir au centre de la paroisse. M. Jean TAGOUO tiendra avec vigueur et réussite sa mission jusqu’en 1960 quand les troubles d’indépendances donneront aux maquisards l’occasion de brûler la mission. Tout le monde se refugie à Toumaka de 1961 à 1970.  De retour en 1971, la population choisit de se regrouper plutôt sur le terrain de la mission.

 En 1973, au cours d’une réunion du quartier, les populations décident de quitter le terrain de la mission et de la faire renaître. Dès lors, M. François TIDJO relance la mission avec les conseils et le soutien de M. Edouard FOPAH. Un hangar y est construit comme chapelle. Il passera le témoin à M. Elie GOULA et M. Martin TCHINDA qui continueront l’œuvre jusqu’en 1983.

 De 1983 à 1987 c’est M. Lucas KADJI qui aurait pris le service. La chapelle actuelle est construite par l’abbé Justin FOTSO avec le concours de M. Pierre TAZO alors président de la chapelle.

 En 1987, M. Michel TSASSE, est enseignant et catéchiste jusqu’en 1988, date de son affectation à Bamelo. Le poste souffre pendant quelques mois sans catéchiste. C’est alors que M. Antoine TIWA prend la relève avec beaucoup de difficultés, puisqu’il enseignait à Bamedjo dans la paroisse Sainte ANNE de Mbouda et dirigeait la prière des chrétiens de Kaza le dimanche.

           7.      TOUMAKA-CENTRE

L’histoire de Toumaka-centre étant déjà donnée ci-dessus comme histoire même de la religion catholique à Babadjou, nous allons nous limiter à la succession des prêtres, des catéchistes et les tâches accomplies, tout en présentant les différentes parties de la paroisse. 

http://babadjou.net//news/img/11091978_841528609234163_314069313_o.jpg La salle Sainte Marthe :  Depuis des dizaines d’années, elle est dédiée à l’enseignement ménager  Elle sert également de salle de réunions 





Le poste du centre était d’abord à Za’aMagni Mago à Bamedjinha. C’est là où la première chapelle fût construite. C’est plus tard que le feu Sa MajestéJoseph TOUOYEM a donné le site actuel. Chaque 1er vendredi du mois, les chrétiens se rendaient à Dschang (groupe sacré).

http://babadjou.net//news/img/11141646_841529345900756_767386963_o.jpg       L’école Saint Charles Lwanga : elle a formé tant de générations


http://babadjou.net//news/img/11158895_841530405900650_1746959609_o.jpg      Le mythique bureau du directeur de l’école Saint Charles Lwanga  

Par la suite, le rapprochement s’est fait.Les chrétiens qui étaient admis aux sacrements de baptême, de 1èrecommunion et de mariage se rendaient à Babetépour la formation et les rites. Les nouveaux nés des familles chrétiennes étaient baptisés à Babeté. Chaque jeune fille qui se préparait au mariage allait vivre chez les sœurs à Dschang. Les fêtes pascales se passaient à Babeté. Les chrétiens se déplaçaient pour y dormir et attendre la célébration du lendemain.


http://babadjou.net//news/img/11141577_841526789234345_1949418114_o.jpg      La grotte mariale construite et offerte par M. Thomas Kossock le 07 juin 2014   


V. HISTORIQUES DES PRESIDENTS DES CONSEILS ET DES CATECHISTES 

 1. LES PRESIDENTS DES CONSEILS

 Ils sont :

 - KEUBOU André 

- TCHINDA Marie Rose 

- TAGNITSAP André 

- DOUANLA Dieudonné 

- TCHOFFO Ernest 

- TAGNI Apollinaire  

- KOPI Dieudonné   


 2.      LES CATECHISTES

     Toumaka a d’abord eu comme catéchiste M. Gérôme SADOU ensuite M. Christian DJAN MEA qui à son tour a passé le témoin à M. Ferdinand TIWA. Celui-ci alla jusqu’au 20 Novembre 1989.

     Par la suite M. Albert NZOUSSE a exercé comme catéchiste jusqu’en 1999. Depuis cette date, c’est M. Laurent FOBI TCHOFFO qui est catéchiste du centre. En 2013, il fut affecté à Bamelo et M. Joseph LONING a pris la relève jusqu’à ce jour.

 

I.              VI   CONCLUSION

     De ce travail se dégagent des illustres personnes comme Sa Majesté Joseph TOUOYEM, les catéchistes Christian DJAN MEA, Ferdinand TIWA et bien d’autres catéchistes et personnes qui ont donné de leur temps, de leur avoir et même toute leur vie, pour que la religion catholique soit ce qu’elle est aujourd’hui àBabadjou. Tout n’est pas déjà fait ; cette Eglise a encore besoin et même plus que jamais besoin des personnes comme ceux que nous venons de citer plus haut.


Chacun de nous peut faire autant qu’eux. Chacun de nous peut s’inscrire en gros caractères dans l’histoire de la paroisse de Babadjou. C’est un grand héritage que l’on peut laisser aux générations à venir. Plus d’un siècle après (1905 – 2014) nous avons quelques preuves de l’évolution de cet héritage spirituel à nous légué par sa Majesté le chef Joseph TOUOYEM et les catéchistes. On peut citer entre autre : l’enracinement progressif de  la foi qui implique le nombre croissant des baptisés, des chrétiens convaincus et engagés et des consacrés. Babadjou compte à nos jours sept prêtres : les Abbés PELAPOUOT Pascal, PEKOUANKOUANG Auguste, KONHAWO Séverin, TCHINDA Serge Julien, FOLONG Maurice, MBEGHAPAP Léopold et le père KAMTA TASSI Gilbert, un frère : Jean Claude TAFFEU, et cinq religieuses et religieux : NGUEMETA Ludivine, MAFFO Honorine, MADI Clarisse, MANTHO Lucienne, TCHOSSE Vincent.
   
    Certaines difficultés que l’Eglise Catholique à Babadjou rencontre au niveau de la pastorale trouveraient quelques éléments de réponse si jamais on avait un collège catholique, une communauté religieuse et pourquoi pas un centre de santé.


Source: Rigobert Mbiegou  &  l'Abbé  Rigobert Sanfo Dogha


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