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Cameroun: La police saute sur les étudiants à Buea





  • Posté par Ghislain Lontchi
  • 1178
  • 29.11.2016 : 21.09.35
  • 0

Les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène et des matraques pour venir à bout d’une manifestation au Campus.



Des étudiants interpellés. C´était le sauve-qui-peut à l’université de Buea lundi 28 novembre 2016, lorsque la police a fait irruption dans le campus peu après 11h. Les forces de l’ordre armées de fusils et autres matraques ont sauté sur des étudiants massés devant le bloc administratif. Les jeunes universitaires, environ 400 au départ de la mobilisation, avaient pris position en ces lieux deux heures plus tôt. Ils se sont assis à même le sol et ont entonné des chansons afin d’attirer l’attention du recteur et poser leurs doléances, a-t-on appris. Pour seule réponse, les étudiants ont reçu la visite du directeur des études. Qui a promis de toucher un mot au recteur. Deux heures après son entrée dans le bâtiment administratif, les étudiants ont été encerclés par les forces de l’ordre. « A l’arrivée de la police et de la gendarmerie, les étudiants ont scandé ‘’No violence’’ (pas de 

Weekend Surpriseviolence). Mais les policiers les ont bastonnés avec les matraques. Ils ont utilisé même leur chaussure. Ils ont aussi donné des coups de pied à certains étudiants», raconte Carrelle, une étudiante de l’université de Buea. Notre interlocutrice affirme que l’action répressive des forces de l’ordre a plutôt provoqué le courroux des étudiants. De nombreux autres « cops » encore à l’écart ont rejoint le mouvement. Pour venir à bout des manifestants, les forces de l’ordre ont lancé du gaz lacrymogène. Les étudiants grévistes se sont repliés dans les quartiers proches du campus. Ils ont été pourchassés à « Deathy South » et autres coins, puis arrosés à grande eau par des camions antiémeutes. En guise de protestation, les étudiants ont jeté des pierres en direction des policiers et gendarmes. Des automobilistes de passage dans la zone d’affrontement ont vu leurs véhicules endommagés. Jusqu’à 15 h lundi 28 novembre, le campus de l’université de Buea restait fortement militarisé, tandis que la répression se poursuivait dans les quartiers. Les examens prévus se dérouler dans les Facultés n’ont plus eu lieu. 

Près de 50 étudiants interpellés 

Une source a fait savoir que la police a en outre procéder à l’interpellation de près de 50 étudiants. Les « cops » de l’université de Buea qui dénoncent ces arrestations font savoir que ce mouvement d’humeur avait été annoncé il y a deux semaines. « Nous l’avons appris, mais nous ne savions pas si la grève devait être effective», a indiqué un étudiant. Un Dress Code, le noir et le rouge, avait été recommandé. Dans leurs revendications, les étudiants réclament la prime de 50 000 F.Cfa accordée par le chef de l’État aux étudiants méritants. Ils s’insurgent aussi contre de nouvelles décisions du recteur Nalova Lyonga. Il y a, entre autre, la décision demandant de payer les droits universitaires en une seule tranche et avec des délais relativement courts, au lieu de deux tranches comme par le passé. Les étudiants s’offusquent aussi de la pénalité fixée à hauteur de 10 000 F. Cfa en cas de paiement des droits universitaires en retard. 

Mathias Mouendé Ngamo


Source : Lejourquotidien.info

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