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Cameroun: Le gouvernement annonce 400 000 emplois décents en 2017





  • Posté par Ghislain Lontchi
  • 1604
  • 14.12.2016 : 23.11.57
  • 0

Comment compte-t-il se prendre pour les créer ? C’est quoi un travail décent ? C'est une tradition bien connue.



haque session budgétaire, le Premier ministre, présente au parlement le programme économique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’exercice prochain. Philemon Yang s’est prêté à ce jeu lors de la session de novembre qui vient de s’achever. Parmi ses annonces, la création l’année prochaine d’au moins 400 000 emplois décents au Cameroun. De quoi redonner du sourire à ces milliers de jeunes qui aspirent à travailler. 237online.com L’intérêt grandissant de cette annonce, c’est surtout la qualité de ces emplois. Ils seront tous décents, promet le Pm. Et c’est ici qu’intervient la première interrogation du bon sens paysan : C’est quoi un emploi décent ? « La notion de travail décent résume les aspirations de tout travailleur : la possibilité d'exercer un travail productif et convenablement rémunéré, assorti de conditions de sécurité sur le lieu de travail et d'une protection sociale pour sa famille. Le travail décent donne aux individus la possibilité de s'épanouir et de s'insérer dans la société, ainsi que la liberté d'exprimer leurs préoccupations, de se syndiquer et de prendre part aux décisions qui auront des conséquences sur leur existence. Il suppose une égalité de chances et de traitement pour les femmes et les hommes ». Cette définition est celle du bureau international du travail. Notre gouvernement peut-il vraiment garantir autant de privilèges à ceux qui seront comptés parmi les 400 000 employés ? Difficile de s’aventurer à répondre ni par oui, ni par non. Mais il y a une constante. Le principal problème du marché du travail au Cameroun, ce n'est pas le chômage mais plutôt le sous-emploi. Selon l’institut national des statistiques, près de trois travailleurs sur quatre sont sous employés, un sous-emploi qui résulte principalement d'une faible rémunération, puisque en 2010 par exemple, 70,3% de travailleurs gagnaient moins que le salaire minimum mensuel légal. Cette situation de sous-emploi remet en exergue la problématique de l’adéquation formation-emploi. Notre source reconnait que le travail décent connait une légère amélioration avec la remontée de l’emploi salarié dans l’informel non agricole en milieu rural et dans une moindre mesure en milieu urbain de certaines régions. Le taux d’emploi vulnérable a également diminué notamment chez les femmes et les jeunes de 15-34 ans ; de même chez les actifs de niveau d’instruction moyen (primaire et non scolarisé). Le gouvernement, selon nos sources souhaite favoriser l’auto emploi en milieu urbain et rural. Il compte aussi mettre à la disposition des jeunes des moyens financiers pour se prendre en charge. C’est dans ce domaine qu’il souhaite créer ces 400 000 emplois. En attendant de passer du discours aux actes, les jeunes ne crachent sur aucune proposition d’emploi indépendamment du secteur, à condition qu’il soit rémunéré. En fait le problème d’emploi chez nous est plus qu’inquiétant. La courbe du sous-emploi par exemple touche plus de 78% de la population active. Pour, l’Ins le sous-emploi visible concerne de personnes qui, involontairement, travaillent moins de 40 heures par semaine. 14,8% de la population active occupée sont concernées. Le sous-emploi invisible quant à lui, touche 63,7% des actifs occupés. Il inclut les travailleurs dont la rémunération est inférieure à 36 270 FCFA par mois pour 40 heures de travail par semaine. Selon les mêmes sources, le taux de chômage chez nous est de l’ordre de 3,8%. A savoir que le chômage reste au Cameroun un phénomène essentiellement urbain, très concentré à Douala et Yaoundé où l’on enregistre en général des taux de chômage à deux chiffres. Il touche principalement les jeunes, surtout âgés de 15-34 ans avec un taux de chômage au sens large évalué à 15,5%. Les femmes sont un peu plus concernées que les hommes, et se découragent le plus dans la recherche de l’emploi. Par ailleurs, la possession d’un diplôme ou un niveau d’instruction élevé ne garantit pas toujours l’accès à l’emploi.

Younoussa Ben Moussa


Source : 237online.com


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