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Cameroun, 15 janvier 1971- 15 janvier 2017: Ernest Ouandié… »le sang des patriotes versé est une semence du nationalisme »





  • Posté par Ghislain Lontchi
  • 1611
  • 15.01.2017 : 19.07.56
  • 0

Ernest Ouandié, celui que ses compagnons de lutte appelaient camarade Emile voit le jour à Bangou en 1924, dans le département des hauts plateaux à l’ouest du Cameroun.



Son diplôme de moniteur indigène obtenu en 1943 à l’Ecole Supérieure de Yaoundé en poche, il est affecté tour à tour dans plusieurs ville dont Edéa, où sa vie prend un tournant décisif ; il y rencontre l’essentiel de ses futurs camarades du parti dont particulièrement Marthe Eding son épouse.  Militant de l’Union des Syndicats Confédérés du Cameroun (USCC), il est indexé par l’administration coloniale comme activiste et agitateur. Par ce truchement du syndicalisme, il adhère à l’UPC. Lors du Congrès d’Eséka en 1952, il devient Vice président chargé de l’Organisation et responsable des organes de presse, dont la Voix du Kamerun. Au moment de la dissolution de l’UPC en mai 1955,Ernest Ouandié se retrouve à Kumba avec Félix Roland Moumié, Abel Kingué et Ndeh Ntumazah. Ils s’exilent tous à l’étranger et forment leur base à Accra au Ghana, chez Nkwamé Nkrumah. 
 
Plusieurs cadres issus des universités occidentales, se mettent à sa disposition sur sa base d’Accra. Il fait la navette entre Khartoum au Soudan, le Caire en Egypte où est basé Félix Roland Moumié et Conakry en Guinée où certains cadres de l’UPC travaillent pour le compte de Sékou Touré.  En 1961, il décide rentrer et de relancer la lutte armée au Cameroun. Après avoir réussi à mobiliser l’essentiel des militants, et le renfort des jeunes cadres venus d’Accra, il tient une assemblée populaire sous maquis d’où naît en 1962, le Comité révolutionnaire, nouvelle direction de la lutte armée dont il est le président. (1) Parallèlement au Comité révolutionnaire, il lance l’ALNK (l’armée de libération nationale du Kamerun). Il organise la résistance à sa manière.  Comme dans tout mouvement révolutionnaire, son organisation est infiltrée. Son amitié avec l’évêque de Nkongsamba, Monseigneur Albert Ndongmo est entourée de mystère et d’appréhension par la quasi-totalité des membres du Comité révolutionnaire. Cette suspicion s’intensifie en 1970 ; l’évêque joue l’intermédiaire entre les autorités de Yaoundé et le maquis d’Ernest Ouandié. Mais ce dernier ne lui reconnaît pas la légitimité de ce rôle qui persiste. De ce fait, l’étau se resserre autour du maquis. Il convainc Ernest Ouandié de sortir du maquis et qu’il organisera son repli tactique à l’étranger, en lui fournissant un passeport. L’évêque n’est plus jamais revenu sur les lieux de leurs échanges. Pourtant, c’est en ces lieux que le 21 août 1970, Ernest Ouandié sera arrêté, ainsi que l’évêque de Nkongsamba. Suivra un procès au Tribunal militaire de Yaoundé au cours duquel Ernest Ouandié ne bougera pas sa ligne.  Le Président Ahidjo déclare au cours d’une grande interview « Ndogmo je le méprise, je ne le tuerai pas, mais Ouandié, je le respecte et je le tuerai ». Monseigneur Albert Ndongmo est relâché et s’installe au Canada. Ernest Ouandié quant à lui est condamné à la peine capitale.  C’est ainsi que le vendredi 15 janvier 1971, vers cinq heures du matin, un avion militaire ayant à son bord le condamné atterrit à la base militaire de Koutaba où il sera conduit au camp militaire de Bamoungoum, à l’entrée de la ville de Bafoussam.  La dernière personne qui converse avec le condamné n’est autre que son confesseur, le curé de la Paroisse de Tamja, l’Abbé André Wounking, qu’Ernest Ouandié charge de transmettre au Président Ahmadou Ahidjo, que le sang des patriotes versé est une semence du nationalisme.  A ce titre, il est convaincu que personne ne viendra à bout du nationalisme Cameroun. De plus il est certain qu’on parlera de lui à la place centrale de l’Histoire du Cameroun. (2)A dix heures, ayant refusé au préalable que les éléments de l’armée camerounaise lui bande les yeux, il a pris l’option d’affronter le peloton d’exécution en face.Il les regarda droit dans les yeux pendant que les balles crépitaient.  Un dernier défi face à l’ennemi et face à la mort pour demeurer à jamais immortel. Un modèle de nationalisme et de patriotisme pour la jeunesse en perte de repères.  Etaient présents ce jour là, Gilbert Andzé Tsoungui, Inspecteur fédéral de l’Administration, Monsieur Mpeck, Préfet de la Mifi, le sous-préfet de Bafoussam, Daniel Sobtejou, le Commissaire Mfou, chef de service provincial de la sûreté nationale...  Son exécution consacrait ainsi, selon le pouvoir, la fin de l’Upc. Mais Ahidjo et ses soutiens français s’étaient trompés, la graine révolutionnaire était plus enfoncée dans le peuple qu’ils ne l’imaginaient.  Le 27 juin 1991, Ernest Ouandié est proclamé avec d’autres, héros national. Il serait par la suite réhabilité le 16 décembre 1991.  1- Histoire du Cameroun, A.M P 26 
2- Mémoire Collectif 1960, P.563- 1969 

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