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REQUIESCEN IN PACE SA MAJESTE FO SAMBANKEING TEMGOUA II BERTRAND: UN AN QUE LE SOUVENIR NOUS RONGE





  • Posté par Ghislain Lontchi
  • 562
  • 25.03.2018 : 00.12.45
  • 0

Le temps s’envole, mais il ne nous vole pas ce souvenir languissant, gémissant et tout pesant. On ne s’empêche de revivre en mémoire le film fatal d’un jour sans lumière qui traine son ombre jusqu’à nos jours.



C’était le 24 mars 2017, le Baobab du milieu de la forêt etait tombé sans véritable coup de vent. Le jour s’est ordinairement levé et chacun vaquait à ses occupations quotidiennes. La grande pluie de la veille, la toute première de la saison des pluies a intensifié l’activité agricole. De bonne heure, presque tout le village s’est rué vers les champs pour les semailles. Le temps était pourtant clément et doux. Le soleil montrait difficilement sa boule azurée. Une opaque couche de brume blanchâtre l’accompagnait vers le milieu du ciel.

Puis soudain, une effroyable rumeur s’empara des conversations. A l’origine, un post-facebook aurait répandu une information de mauvais goût. « le feu serait éteint à Babadjou ». Les communautés des villes s’activaient via SMS et appels à confirmer ou démentir un tel fion. Surtout qu’en 2015, une telle plaisanterie de mauvais aloi avait fait le tour du village. Mais de plus en plus, comme une trainée de poussière emportée par le vent, la nouvelle se répandait dans la communauté jusqu'à la diaspora à la vitesse des ondes herztiennes. Mais les esprits éclairés se réservaient de vilipender une telle nouvelle car le savent t’ils, s’il est vrai que sa majesté a cassé sa pipe, selon la tradition Basso, la nouvelle devrait partir de la chefferie via les notables. Hélas ! Malgré tous les efforts, on n’avait pas pu dissimuler la rumeur qui s’était petit à petit officialisée. Ce jour coïncidait avec la célébration du 32eme anniversaire du RDPC, une cérémonie expéditive était très vite organisée à la place des fêtes de Bamedousso où l’on pouvait bien remarquer la consternation sur tous les visages et la loge de sa majesté vide. Mais aucune annonce n’avait été faite dans ce sens pour le strict respect des us et coutumes Basso. La nuit était finalement tombée sur le village où toutes les âmes étaient désormais stupéfaites, mortifiées. On gémissait et soupirait ici et là mais dans le silence. La seule preuve de la douleur ne se lisait que sur les

regards tristes. Il fallait désormais se rendre à l’évidence : FO SambankeingTemgoua II Bertrand a répondu à l’appel de l’Adhès.

Le souvenir d’un 24 mars 2017,

Le souvenir d’un jour pâle et morne,

Qu’un regard du ciel nous a rendu borgne.

Le souvenir d’un jour qui nous mordille,

comme une éternelle piqûre d’aiguille.

le souvenir d’un jour blafard,

dont règne à jamais le brouillard.

le souvenir d’un jour aux damnées d’enfer,

dont on croisera à jamais sa sale vérité dure comme fer.

le souvenir d’un jour tel un ver qui nous ronge,

et qui dans les soucis à jamais nous plonge.

Le souvenir d’un jour trop lourd,

Ce jour que la vie nous a pris à rebours.

Le souvenir d’une trainée de murmures,

Qui s’est finalement faites une réalité dure.

Le Souvenir d’un écho qui a d’abord fait frémir,

Puis, sans pitié nous a fait gémir.

Le souvenir qui a fané les calices d’une fleur,

Et qui a installé à jamais la douleur.

Le souvenir d’un jour qui nous a offensé,

Et qui hantera à jamais nos pensées.


TU RESTES ET DEMEURRE AVEC NOUS SA MAJESTE TEMGOUA II BERTRAND



Oh maudit ce jour, 24 mars,


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