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Fuite des détourneurs : Une menace sur la sécurité du Cameroun





  • Posté par Ghislain Lontchi
  • 503
  • 25.03.2018 : 16.04.20
  • 0

Au moment où aux frontières du Cameroun se crée des zones d’insécurité, en particulier dans l’extrême-nord, les régions anglophones et dans une moindre mesure à l’est du pays, la fuite des prévaricateurs de la fortune publique est une menace supplémentaire pour la sécurité du pays.



L’histoire nous apprend que Charles McArthur Ghankay Taylor a détourné 900 000 dollars en trois ans, lorsqu’il était le Conseiller du président de la République libérienne, Samuel Doe. C’est avec cette cagnotte qu’il lancera une insurrection pour accéder au pouvoir. Ceci pose un fait crucial : l’accumulation des richesses et l’accession ou la conservation du pouvoir. Un adage en la matière dit clairement que « L’argent est le nerf de la guerre ». 


De ce fait on peut penser corrélativement que la grande course vers la captation de la fortune publique camerounaise n’est pas gratuite. Elle obéirait à une intelligence bien structurée : constituer le moyen de guerre pour la conquête du pouvoir. Le pouvoir de Yaoundé, en activant le Tribunal criminel spécial de Yaoundé entrait de plein pied dans ce qu’il est convenu d’appeler la guerre des intelligences. 

Le Tribunal criminel spécial, en envoyant les proches collaborateurs du chef de l’Etat au bagne pour détournement avéré des fonds publics, fait d’une pierre deux coups. S’il punit le crime de ces commis de l’Etat, il n’en n’est pas moins vrai qu’il taille sur le même coup l’herbe sous les pieds de ses adversaires politiques qui sont déterminés d’accéder à la magistrature suprême du pays. 

Succéder au Prince au palais de l’Unité à Etoudi est à coup sûr leur rêve et c’est normal de rêver. On peut citer quelques-uns des collaborateurs du chef de l’Etat encore en prison : Urbain Olanguena Awono l’ex ministre de la Santé publique, arrêté le 31 mars 2008 par la police. Jean-Marie Atangana Mebara emprisonné le 6 août 2008, ex ministre d’Etat, Secrétaire général à la présidence de la République ; l’ex ministre de l’Economie et des finances, Polycarpe Abah Abah. Le journal Jeune Afrique écrit : « pas sûr que la prière suffise à apaiser les tourments de ces hommes en colère. » 

Guerre asymétrique 

Maintenant quelques prévaricateurs de la fortune publique sont en liberté avec la même colère, que ne peuvent –ils faire pour nuire à la stabilité du pays ? Les points chauds qui font le plus réfléchir sont les régions anglophones du pays où les partisans de la sécession ont le plus besoin d’argent frais, certainement pour continuer leur action de terreur vis-à-vis du Cameroun. 

Si au début, ils ont commencé par les villes mortes pour ensuite s’attaquer directement aux symboles de l’Etat, force est de constater qu’il y a eu un glissement dans leur mode opératoire. Ils sont passés au kidnapping des autorités pour ensuite demander une rançon pour leur libération. On peut citer l’exemple le plus retentissant qui est l’enlèvement d’Ivo Leke Tambo, Pca du Gce Boord, par l’Ambazonia Defence Force (Adf). 

Cette force spécialisée dans la guerre asymétrique a exigé 100 millions de FCFA pour sa libération. Si l’argent est de ce fait un besoin crucial pour ces rebelles, il y a la crainte que ces derniers n’aient des connexions avec le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger ou avec des Camerounais de l’extérieur qui ont intérêt de mettre le pays à mal pour secouer le régime du président Biya. 


Vigilance aux frontières 
On pense ici principalement aux ministres prévaricateurs en cavale. Citons quelques noms : Basile Atangana Kouna, ex ministre de l’Eau et de l’Energie ; Dieudonné Ambassa Zang : ancien député de la Mefou et Afamba et ancien ministre des Travaux publics ; Dayas Mounoumè, ex Directeur général du Port autonome de Douala ; Essimi Menye, ex-ministre des Finances et aussi ministre de l’Agriculture. 

Cet état des choses doit interpeler les autorités camerounaises et surtout les forces de sécurité pour plus de vigilance dans la veille stratégique à nos frontières ou aux points de sortie et d’entrée dans notre pays. Par le seul fait que ces hommes filent aux doigts est un gage qu’il y a encore des améliorations dans notre système de sécurité nationale. Nul doute que la confiance entre le peuple et sa force de défense va se consolider avec l’enrayement de ces menaces à nos frontières. 

© Source : Le Messager : Léopold DASSI NDJDJOU


Source : Le Messager

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