• Accueil
  • |
  • A propos
  • |
  • Nous contacter
  • |
  • Connexion
  • |
  • Subscribe
Pey teo-a ndaandaa-ey!..Bienvenue..Welcome sur le portail Web de la communauté MBASSO'O......... INVITATION: Le Challenge Mbafung de Belgique organisé le samedi 21 juillet 2018 avec la cérémonie d'installation des Ma'afoo ..... Lieu: Belgique / Bruxelles............ Contacts: 0032 466 24 80 18, 0032 484 05 79 91............Télécharger sur notre site ou sur google play-store notre apps Babadjou.Net mobile et recevez aussi toutes les infos et plus......NB:la version mobile pour Téléphone-Iphone et -Windowphone sont en construction


Fô SAMBANKENG TEMGOUA II Bertrand : 16 ans d’aspiration à la modernité, 16 ans de sacrifice pour la sauvegarde des traditions ancestrales.





  • Posté par Lontchi
  • 4561
  • 06.05.2015 : 16.04.57
  • 0

L’année 1999, Babadjou perdait son Chef Fo PENANDJO, impératif de trouver dans la lignée successorale de la Chefferie un nouveau chef pour éviter l’expérience de la régence connu après la mort du chef Fombasso Sambankeing s’imposait



Le dévolu fut jeté sur le jeune SAMBANKENG TEMGOUA II Bertrand celui que tous Babadjou devait désormais appeler Gnatema’. Très jeune, presque frêle   mais majestueux, il apparut dans la cours arrêté de la main par un notable vêtu d’un pantalon Jean et d’un Tee-Shirt noir. Les populations étaient ébahies

Douze années passé au trône du groupement Babadjou, Fo SAMBANKENG ressuscite les âmes mortes d’une tradition ancestrale Babadjou et place le village sur le chemin de la modernité.

Fo SAMBANKENG TEMGOUA II Bertrand, majestueusement désigné par le conseil de notabilité et assis sur le trône. 16 ans de règne à la tête de la structure cheffale, il a misé sur le pari de la paix et de la modernisation du groupement Babadjou.

16 ans durant lesquels aucun détail n’a été négligé pour ressusciter l’âme traditionnelle du village et la faire connaitre ses jours de gloire. Digne prince, héritier du défunt Fo PENANDJO rn 1999, sans doute sans hésitation, avec rigueur et Travail, il relève les grands défis coutumiers au service de la Paix.

L’entame du pouvoir en fanfare.

On le disait plus haut, c’est sous l’égide de la reconstruction de l’âme traditionnelle et coutumière que le chef Fo SAMBANKENG entreprend son règne. Au sein de la chefferie, il entreprend avec courage la restauration des demeures sacrées qui ont été détruites sous le règne de Fo TOUOYEM. Le LEMOUH demeure familiale cérémoniale des princes de la chefferie a été reconstruite, signe d’une volonté de l’unité familiale de la Chefferie. Conscient de la nécessité de la Paix pour un village qui est à la quête de la cohésion sociale, et qui aspire  au développement, Fo SAMBANKENG immédiatement après son intronisation va faire le tour des lieux sacrés du village pour implorer les ancêtres à combler le village de Paix et de Bénédictions. Tour à tour, il implora les dieux Mangwa, Tetchueng, Meloung, Niwang, Ntouzaa, Nitchouou, Lempte, Letsony. Cette parfaite harmonie retrouvée l’assure confiance et détermination. Il entreprend avec humanisme une harmonisation de la coutume Babadjou et de certaines pratiques culturelles et traditionnelles.

Sur ce, il ouvre une réflexion profonde sur certains rites  au village. Le veuvage fût transformé en une pratique moins contraignante, et appréhendé sous un angle humaniste. Les souffrances du veuf et de la veuve ont été allégé. Le rite qui durait un mois selon le nombre de femmes est réduit à une semaine

Aussi  dans les situations funèbres, de décès du beau-père ou de la belle-mère, la contribution du beau fils pour l’achat du cercueil a été résolue et définie à 5000 F comme taux exigible. Une éventuelle contribution allant au-delà de ce montant ne doit être que volonté indépendante du beau fils.

Une Diplomatie de Paix et de Justice en faveur de la cohabitation pacifique avec les voisins. C’est avec une Diplomatie admirable que le chef supérieur Fô   SAMBANKENG  appréhende les différends frontaliers  sur les flancs du mont Bamboutos. Une zone qui devenait le théâtre des affrontements entre le village Babadjou et ses voisins Bangang, Balatchi pour les besoins d’exploitations. Il entreprend les multiples descentes sur le terrain et des rencontres avec les chefs voisins. Ses discours et ses appels incessants de paix vont calmer les esprits surchauffés. Il appelé à considérer la terre comme un bien commun et l’exploiter au profit de tous.

Une justice pour la cohésion sociale

http://babadjou.net//news/img/badjou1.jpg

Pour s’assurer de la cohésion sociale, il instaure un système judiciaire à plusieurs échelles. il mit sur pied un dispositif judiciaire qui part du cadre familial (Chef de famille), puis des chefferies de quartiers et enfin de la chefferie Babadjou qui a 2 instances.. Le chef supérieur intervient en dernière instance pour trancher les litiges qui n’ont pas trouvé de solution dans les organes cités plus haut. Les hauts crimes sont transférés au Tribunal de première instance de Mbouda. Autrefois, pour les crimes de trahison et d’atteinte à la Tradition, le fauteur subissait une malédiction populaire. Mais sous le règne de Fo SAMBANKENG, aucun litige n’a jamais fait l’objet de malédiction populaire. Ceci dans l’optique de ramener les fauteurs à la raison non pas par contrainte, mais par rééducation.

La redynamisation du LAHRE

Le LAHRE festival annuel de retrouvailles des fils Babadjou venant de tous les horizons a désormais pris sous le règne de Fo SAMBANKENG, une tournure carnavalesque, touristique et socioculturelle à portée internationale. Désormais célébré dans l’entre des deux fêtes de fin d’année avec l’apothéose  le 31 Décembre. Il s’étend sur une semaine pleine et s’articule autour de plusieurs activités dont un comice agro-pastoral et artisanal. La taille  et le poids des sponsors en témoigne de l’ampleur : ZION Contractor SARL avec TAKOUESSA Jean Pierre NIMPA ; Les entreprises œnologiques Ken (La réserve de Ken…, Big Ken Night Club) avec NDASSANG Bernard Kennedy…

Un chef sociable avec des œuvres palpables

Fo SAMBANKENG a toujours été un chef qui écoute son environnement, tout le monde est presque impressionné de sa réaction toujours favorable à la sollicitation de ses sujets. Pour  encourager  le travail et le succès scolaire, il a institué une Cérémonie pour primer les 3 meilleurs élèves de chaque école primaire. L’événement était à sa 3ème édition avec 150 participants environs qui reçoivent chacun des fournitures  scolaires. Pour le succès de cette célébration, il s’entoure des hommes de confiance comme Ignace MEKONTSO…

Il envisage de construire un centre culturel, soutient régulièrement les comités de développement. Notre chef n’a jamais cessé d’exhorter les jeunes à se construire, participe à toute manifestation et assiste sur le plan social.

Le chef accorde une place importante aux communautés Babadjou  des villes. Immédiatement après son intronisation, il entreprit une tournée dans les différentes villes du Cameroun, mobilisant toutes les couches sociales à l’esprit de solidarité. Récemment dans une correspondance adressée aux chefs des communautés des villes et publié dans le précédent Ntang La’, il incite à un recensement de tous les fils Babadjou dans les fichiers de leurs différentes communautés pour un développement consenti du village. Il brille toujours par sa présence aux grandes manifestations culturelles des communautés a l’instar de la dernière assemblée générale du COMLANGO tenue à Yaoundé en Août 2010, le CERABAF, ainsi que les fêtes des associations et des générations Babadjou.

NDJOWE SERGE ROLAND  HISTORIEN

Ghislain.Lontchi@yahoo.fr


Laisser vos commentaires






Facebook commentaires