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Tribune de l’histoire : A la rencontre de Papa Mathias Lonchel





  • Posté par Ghislain Lontchi
  • 2596
  • 05.09.2015 : 02.02.08
  • 0

Mathias Lonchel a publié « la Tradition bamiléké : Droit coutumier chez les mbafungs » en 2 tomes. Il s’est livré au micro de Radio écho mbafung,



Serges: “bonjour papa

Mathias Lonchel: “merci bonjour“

Serges : qui est Monsieur Mathias Lonchel?

Mathias Lonchel: “je suis un fils de ce quartiers, c’està dire le quartier Bamedou. Je suis né ici dans les années 1948. J’ai fréquenté ici au village, j’ai commencé à fréquenter à bamessing à pour poursuivre a Toumaka à la mission catholique. J’ai fait mes études secondaires à bafou, pour finir….. Ou J’ai obtenu le BEPC après cela j’ai continue au lycée technique de Yaoundé ou lycée technique des garçons comme on appelait à l’époque. Apres mon BACC G2, j’ai continué à l’université de Yaoundé je m’étais senti un peu appelé dans les études juridiques, ce qui fait que j’ai abandonné complètement la technique. J’ai dont obtenu ma Licence en droit privée en 1975. Je suis entre à l’ENAM, je suis sorti en 1977 magistrat et je réalise que je suis le premier fils babadjou à obtenir une Licence en droit et à poursuivre les études de magistratures, et je suis le premier magistrat  mbafung en quelques sorte. Voilà en quelque sorte ce que je suis

Serges : ce soir nous nous intéressons notamment aux ouvrages que vous avez publiés, et pouvez encore nous rappeler le titre de ces ouvrages?

Mathias Lonchel: “d’abord j’aimerais vous dire ce qui m’a motivé. C’est dans le cadre de l’AMEESBA, je crois que vous connaissez la signification Serges „

Serges : Association des Eleves, étudiants et Sympathisants Bafung

Mathias Lonchel: „c’est ça, nous avons réalisez que les gens  connaissait très peu l’histoire bafung de plus les origines et dans tous les aspects. On s’est réuni, on a dit qu’il faut qu’on écrive l’histoire du peuple bafung. On s’était reparti les tâches. Il y avait des gens qui devaient faire l’histoire même, il y en a qui devait voir l’aspect économique, d’autre l’aspect linguistique, et puis j’étais désigné pour l’aspect juridique ,c’est à dire la Coutume. Alors j’ai commencé à faire les recherches  à l’époque, bon comme les études universitaires n’ont pas duré, quand on s’est lancé dans la vie active j’avais abandonné. Et ce n’est que plu tard quand je me trouvais à  N’Gaoundéré dans le cadre de l AMEEBA, c’est la suite de l AMEESBA  „

Serges: c’est les anciens….,

Mathias Lonchel:„ …les élèves et étudiants babadjou. Un jour on s’est amusé à dire qu’il fallait qu’on fasse des exposés sur la culture même.  Quelqu’ un a choisi l’exposé  sur le mariage. Il a préparé quelque chose et il ne se retrouvait pas. Je lui aie dit que c’est Dans mon domaine et que j’allais refaire. Quand j’ai fait l’exposé sur le mariage les gens se sont plutôt fâchés, Mais vous avez des connaissances comme ça et vous ne les écrivez  pas. Est-ce que c’est nos enfants qui vont écrire ou nos Patents? Surtout comme nous sommes une génération intermédiaire, et qu’il faut que je mette ça par écrit. J’ai donc commencé, on a écrit un Petit livre la… Bon… je trouvais que ce n’était pas suffisant. C’est alors que je me suis encore remis à faire dont des recherches plus approfondies, plus détaillées. C’est ce qui m’ a amené dont a mettre sur pied ce Livre pour aider les bafungs „

Serges : nous avions dont 2 tomes, tome 1et tome 2. Et comment êtes-vous dont parvenu à la réalisation de ces 2oeuvres qui traitaient de manière approfondie de la culture bafung ?

Mathias Lonchel: “au Fond cela devait être un seul livre, mais j’ai compris qu’il devait être très gros et quand un livre est trop gros, sa lecture n’est pas aussi facile. Dont j’ai voulu faire des petits livres comme ça, j’ai dont divisé cela en 2 tomes pour faciliter la lecture dont cela devait former un seul Livre“

Serges : „ le droit  coutumier chez les bamiléké, le cas des bafungs“c’est le titre de l’ouvrage si je ne me trompe pas? Quels sont les grands thèmes que vous y aviez traités?

Mathias Lontchel: „Quand on parle de la coutume, c’est en quelque sorte le droit. C’est pour cela qu’on parle également  du droit coutumier ; parce que les gens ont souvent crus que la coutume se sont les pratiques que nous retrouvons… que nous qualifions d’ancestrales alors que c’est en quelque sorte le droit. Quand j’ai fait mes recherches, j’ai constaté que le droit que nous apprenons résume la vie des gens. Ce sont les pratiques de la vie alors je me suis dit que, si ailleurs ça se fait comme ça,c’est que chez nous c’est la même chose. J’ai dont pris pour articuler mes études, je me suis inspire du droit moderne qui traite d’abord des personnes, qui traite des biens, puis d’autres choses de la vie courante. Donc mon livre s’occupe d’abord des personnes, depuis leur naissance jusqu’à leur mort  (tout ce qu’on peut faire depuis la naissance jusqu’à la mort). C’est dont articuler ainsi; j’ai aussi  traiter des biens parce que dans la tradition, nous parlons aussi des biens, dont j’ai parlé aussi de beaucoup d’autres choses, même la succession , la gestion des domaines qu’ on retrouve partout dans toutes les civilisations, dont c’est à peu près comme ça que j’ai fait ce livre.

Serges : « oui papa, croyez-vous que les mbafung y ont trouvés leur intérêt ? »

Mathias Lonchel : « si, je crois que tout le monde y trouve son intérêt, parce que dans ce livre tous ce que nous pratiquons, tout comme rites et cérémonies, vous y retrouverez cela. Il suffit seulement de savoir repérer. Vous avez n’importe quelle cérémonie, dès que vous repérez la cérémonie, vous n’avez plus besoin de demander à qui que ce soit comment cela se fait. Vous allez le faire vous-même. Dont tout le monde y trouvera son intérêt, et  c’est pour cette raison que actuellement les gens  m’interpellent chaque fois  s ils peuvent retrouver ce livre. Il y en a qui ont acheté mais ils ont négligé, c’est perdu, ou bien quelque un est venu, il a trouvé, il a arraché, sinon tout le monde y trouve son intérêt »

 

 

Serges : « nous savons également que la coutume de nos jours est beaucoup influencée par la modernisation. Est-ce que vous envisagez une innovation à ces œuvres ?

Mathias Lonchel : « il s’agit la déjà de l’évolution de la société, parce que toute société évolue. Si cela n’évolue pas je crois qu’elle devient rétrograde. On a souvent reproché à notre coutume de ne pas évoluer tout simplement parce qu’elle n’est pas écrite. Sinon toute pratique sociale évolue. C’est ainsi aussi que notre coutume évolue. Quand moi-même j’étais petit, je voyais les choses se dérouler, actuellement je vois qu’il  y a beaucoup d’évolution. Cela a changé, surtout qu’il y a eu beaucoup d’influence de la civilisation. C’est pour cela que toute société doit évoluer. Même le droit qu’on dit moderne évolue, pourquoi pas aussi notre coutume, elle doit aussi évoluée. C’est pourquoi je vois certaines pratiques quand elles n’évoluent pas, je crois que personne ne l’accepte ; pour que la coutume soit acceptée, il faut qu’elle subisse l’évolution de la société »

 

Serges : « le droit coutumier chez les bamilékés : le cas des mbafungs, se trouve être un guide pratique. Est-ce qu’il y a des personnes particulières à qui vous pouvez recommander ces ouvrages, en dehors du grand public ? »

Mathias Lontchel«  je crois que cet ouvrage est à la portée de tout le monde, il n y a personne qui y est exclue. Même si j’ai dit qu’il s’agit de la coutume mbafung, je crois en quelque sorte, on retrouve les mêmes choses dans d’autre cultures surtout bamiléké, dont tout le monde peut y trouver son intérêt »

Serges : «  pouvez-vous nous rappeler peut êtrel’année de publication ? »

Mathias Lontchel « je crois, je l’aie publié en 197…. Non 2006, oui c’est sorti en 2006 »

 

« …je ne l’ai pas fait

Dans un but commercial … »

Serges : « 2006, et actuellement comment peut-on encore avoir accès à ces ouvrages ? Est-ce qu’il y a  des points de vente ou est-ce que vous êtes la seule personne chez qui on peut encore retrouver les copies ? »

Mathias Lontchel : « Si vous voulez 100 exemplaires aujourhui, je vais vous offrir maintenant. C’est question de pouvoir rembourser les frais, parce que je ne l’ai pas fait dans un but commercial ; je l’ai  fait pour aider les gens, mais il faut aussi que les gens puissent aussi participer. Dont si vous en voulez  même combien … vous le trouverez, j’en ai encore »

 

« … qu’on doit remplacer

Ceux-là qui vieillissent… »

Serges : « nous vous disons encore merci pour ces œuvres que vous avez produit et qui pour nous sont comme des guides pratiques, comme nous l’avons dit et forcement vont aider les générations futures, et qui aides les générations actuelles et vont aussi aidés les générations futures. Est-ce que vous pouvez dont dire un mot  à la jeunesse mbafung actuelle ? »

Mathias Lontchel « je dirais que si j’ai fait ce travail, c’était pour aider la jeunesse parce que j’ai constaté que nos jeunes qui vivent dans les villes, qui  ne sont pas en contact avec la tradition et la coutume et qui viennent périodiquement au village ne se retrouvent plus. Quand ils ont un moindre problème il faut qu’on aille consulter quelqu’un du village, alors quand on grandit on devrait aussi se dire qu’on doit remplacer cela qui vieillissent. J’ai Fait cela pour qu’on ait plus besoin d’avoir recours à nos parents, à nos vieux qui parfois perdent même déjà la mémoire et qui ne se retrouvent aussi dans cette coutume, puisque c’est une coutume qui était jusque-là orale. Il y a des gens qui peuvent pratiquer une même chose toute leur vie mais sans toutefois retenir tous les détails ; […] Avec ce livre vous avez toute la connaissance de notre tradition depuis la naissance jusqu’à la mort. Pas la mort de celui qui lit ; Vous savez que la vie commence à la naissance  et il y a des pratiques qu’on doit faire à la naissance, il y en a qu’on fait au cours de sa vie, il y en a qu’on fait lorsque vous mourrez. Cela regarde par exemple les funérailles, les deuils dont tout cela c’est dans le livre. »

 

« … Ce n’est pas une

Parole d’évangile »

Serges : «  Nous vous disons dont infiniment merci pour votre disponibilité et le fait que vous avez permit à radio échos mbafung d’avoir plus amples informations sur ces œuvres qui sont aussi utiles non seulement pour les mbafungs mais aussi pour tous les camerounais qui sont soucieux de leur culture, merci beaucoup. »

Mathias Lontchel «  je vous remercie aussi, surtout que vous avez un intérêt à la coutume.  Je crois que c’est  une bonne chose. Je vous encourage, il faut aussi parfois faire des recherches peut être pour essayer d’approfondir ce que j’ai fait. Dans la vie on ne peut pas toujours se contenter d’une même chose, s’il y a quelques uns qui s’intéresse à ça et qui font aussi des recherches, je crois que cela permettrais de faire une comparaison et pour qu’il y ait exactement une évolution de la coutume. Sinon on risque croire que ce que j’ai fait c’est la parole d’évangile. Non,ce n’est pas cela ! Cela peut évoluer, quelqu’un peut trouver, essayer de faire à sa manière pour qu’il y ait un débat autour de cette tradition. Je vous remercie beaucoup.

Source : Serge Roland Ndjowe

Interview réalisé mercredi 19 Aout 2015 à Bamedou par Ndjowe serge et xavi leonel lemoubou. 


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