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LE NOM DANS LA CULTURE MBAFUNG





  • Posté par Ghislain Lontchi
  • 2673
  • 15.09.2015 : 11.11.58
  • 0

Qui dit naissance dit directement attribution d’un nom. Le nom est l’élément important censé être déterminant pour le destin du nouveau ne. De ce fait, le choix de celui dans la culture bamiléké en général et mbafung en particulier, est le résultat d’un ensemble critères et de procèdes.



LE DROIT D’ATTRIBUTION

A l’annonce de la venue du nouveau-né, les belles familles se rencontrent et se concertent pour décider le nom à attribuer à celui-ci ; la coutume mbafung préconise cependant le droit d’attribution du nom au papa. Il exprime son estime aux oncles, aux tantes et aux amis .Ce droit d’attribution du père a cependant des limites.

 

LIMITES AU DROIT D’ATTRIBUTION DU PERE

Nous pouvons classer ses limites en 2 catégories :

_ Le cas particulier du premier enfant du couple : dans ce cas particulier le droit d’attribution revient à la maman et sa famille. Généralement on attribuera le nom du grand-père au garçon et de celui de la grand-mère ou de l’arrière-grand-mère dans le cas d’une fille.

_les cas particuliers liés à la naissance : il arrive bien souvent que la naissance de l’enfant est particulière et pour marquer cette différence, la coutume mbafung à fixer le nom ou les noms que ces enfants devront porter. Dans ce groupe nous pouvons citer le cas de la naissance gémellaire et la lignée de l’enfant.

Dans le cas d’une naissance gémellaire les enfants recevrons les noms débutant généralement  par « Fo » ou bien les noms d’anciens chefs. Les plus courants sont : «  Fombasso  », « Ndzikang », « Mongou », ou encore «  Fotsap ». les parents de ceux-ci recevront directement le titre de « Tagni » pour le père et « Magni » pour la mere. Il est à noter ici que dans la culture mbafung que les jumeaux sont considéré comme des chefs et il n’est dont étrange a noter qu’au quotidien on les appelle « chef ». De plus un père détenant plusieurs pères de jumeaux peut s’il le veut au moment de saluer le chef ne pas retirer son chapeau ou même s’accroupir.

Dans le cas de la lignée de l’enfant, nous devons attendre les enfants nés après une naissance gémellaire. Il recevra généralement le nom se terminant par «- gni ». Ils sont supposés avoir une puissance comparable à celle de leurs aînés, afin qu’on puisse les identifier très rapidement et leur accorder le respect dû à leur statut comme par exemple « Matho ».

 

 

LES AUTRES CAS

Il peut arriver que le papa décide de donner son droit d’attribution volontaire à un oncle ou tante ou ami. Celui-ci a de ce fait libre arbitre de décider du nom de l’enfant ; généralement l’enfant recevra un nom lié aux circonstances vécues par ladite personne. On retrouvera par exemple comme « Melo » qui signifie boisson, « Godjono » signifiant j était malade j’ai vu, « nocheu » signifiant bénédiction, ou bien encore « waa » signifiant souffrance, etc.

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les liens sociaux se développent et s’affermissent, il ne serait pas excessif de trouver dans la pratique de l’homonymie l’une des causes cachées de la surpopulation du pays bamiléké et du succès que la polygamie y connaît. Chaque nom est chargé de puissance susceptible d’influencer sur le tempérament de celui qui le porte. L’objectif dans cette homonymie est dont que le nouveau-né hérite du caractère et du destin de celui à qui il est surnommé.

 

L’ATTRIBUTION LIEE AU POSTE

Les successeurs choisit d’un chef ou d’un membre reçoivent directement un nouveau nom lié au poste qu’il occupera. Pour le successeur nous aurons par exemple : « Fo »,  « temgue », « maffo »,  ou même les noms comme « Diffo » (celui qui veille sur le bébé prince) ou enfin « Tabeu » (chambellan).Très rapidement, tout le monde abandonne le nom originel pour ne retenir que le nouveau titre et le nom ou le qualificatif qui va avec

 

PRATIQUES ACTUELLES

Il est à noter qu’avec l’évolution la société, cette coutume tend à changer progressivement. Chaque parent soucieux du futur de son enfant lui donnera toujours un nom qu’il considère comme une bénédiction et refuser ceux qui en eux même ont des significations préjudiciables. En outre avec les phénomènes d’homonymie, certains noms sont attribuer aux enfants sans tenir compte des détails sus cites. De plus en plus les parents tend à s’échanger le droit d’attribution. La mere a le droit par exemple sur le premier, le père sur le deuxième, le troisième la mere, etc.  .

 

CONCLUSION

Dans la pratique de l’attribution on entrevoit les soucis de chaque culture de développer et affermir les liens entre les différentes générations. Une façon simple de se souvenir et de faire vivre n’a jamais les parents dans nos cœurs. Ainsi la disparition de celui-ci est mieux vécue car l’amour que l’on avait avec le titulaire de ce nom se retrouve porter vers celui qui le porte.

ècrit par : Ngoue Ma Gni


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