Des séparatistes camerounais risquent la peine de mort après des accusations de terrorismePublié le 28 novembre 2018 par Aurélien Mbarga


02.12.2018 29 0

Dix dirigeants séparatistes camerounais extradés du Nigéria plus tôt cette année feront l’objet d’un procès le mois prochain pour des accusations de terrorisme pouvant entraîner la peine de mort, a déclaré l’un de leurs avocats à l’issue d’une audience mardi.

Parmi Les Accusés Figurent Julius Ayuk Tabe, Dirigeant D’un Mouvement Séparatiste Anglophone De L’ouest Du Cameroun Qui Se Bat Pour Se Séparer Du Gouvernement Central Dominé Par Les Francophones.

Des Centaines De Personnes, Parmi Lesquelles Des Civils, Des Combattants Séparatistes Et Des Agents De Sécurité Camerounais, Ont été Tuées Au Cours Des Violences De L’année Dernière, Qui Sont Devenues La Plus Grave Menace à La Sécurité Du Président Paul Biya, Au Pouvoir Depuis 36 Ans.

« Dix Accusations Ont été Retenues Contre Eux, Dont Le Terrorisme, L’avocat Du Terrorisme, La Sécession, La Guerre Civile Et La Révolution », A Déclaré L’avocat Christopher Ndong à Reuters Après La Révélation De Ces Accusations Devant Le Tribunal Militaire De La Capitale, Yaoundé.


Le Procès Doit Commencer Le 6 Décembre, A Ajouté Ndong.

Tabe Et Ses Coaccusés Faisaient Partie Des 47 Camerounais Anglophones Arrêtés Au Nigéria Et Déportés Au Cameroun En Janvier. Les 37 Suspects Restants Sont Toujours Détenus Par Les Autorités Et N’ont Pas été Inculpés, A Déclaré Ndong.

Le Porte-parole Du Gouvernement Camerounais N’a Pas été Immédiatement Disponible Pour Commenter.

L’insurrection Séparatiste A Pris De L’ampleur En 2017 à La Suite D’une Répression Du Gouvernement Contre Les Manifestations Pacifiques D’anglophones, Qui Se Plaignent D’être Marginalisés Par La Majorité Francophone.

La Violence Des Deux Côtés Du Conflit S’est Intensifiée Cette Année, Obligeant Des Milliers De Civils à Chercher Refuge Dans Les Régions Francophones.

Biya, Réélu Pour Un Septième Mandat En Octobre, A Déclaré Dans Son Discours D’inauguration Le Mois Dernier Que Les Séparatistes Devaient Déposer Les Armes Ou Affronter Toute La Force De La Loi.

Le Cameroun Condamne Régulièrement Des Personnes à Mort Mais N’a Pas Exécuté D’exécution Depuis Des Années.


Source :Autres

Commentaires


Facebook commentaires